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WANTED POSTER

■ Wanted PJiens, PJiennes, la traque est lancée autant chez les pro-olympiens, que les insurgés. C'est la guerre, il n'y a plus de limite en terme d'horreurs. Voici les récompenses capture.
□ Pour les divinités supérieurs | 300 PE de base - 500 PE pour la fuite ou la capture définitive. (concerne Ouranos, Zeus, Poséidon et Hadès)
□ Pour les divinités | 300 PE de base - 450 PE pour la fuite ou la capture définitive. (concerne olympiens, astraïens, dieux mineurs, astraïens)
□ Pour les chefs de camp | 300 PE de base - 300 PE pour la fuite ou la capture définitive.
□ chefs de brigade | 250 PE de base - 250 PE pour la fuite ou la capture définitive.
□ Les êtres surnaturels | 250 PE de base - 250 PE pour la fuite ou la capture définitive.
□ Les soldats insurgés, grecs et romains | 200 PE de base - 200 PE pour la fuite ou la capture définitive.
● Nota Bene ●
○ Les parques ont mis fin à l'ascension de Chaos en le renvoyant dans le néant ○ Zeus est de retour sur l'Olympe ○ Ouranos fait appel aux "anciens déchus" d'autres astraiens pour mener la guerre contre les olympiens ○ La "Grande Guerre" est lancée ○
○ Relancement du Wanted; Zeus et Ouranos lance la traque de leurs ennemis ○ Les grecs et les romains sont en désaccord pour la guerre des territoires ○ Les deux camps (grec et romain) sont également en compétition, pour la récompense honorifique ○
Percy Jackson RPG
« Out in the city, in the cold world outside, i don't want pity, just a safe place to hide. »

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I. 04. 2. - "I see friends shaking hands, Saying « How do you do ? »" - ft Flavie

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Ma petite quête sur moi
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Mnémosyne
Percy Jackson Ҩ Member
Lun 19 Juin - 20:08
I see friends shaking hands, Saying « How do you do ? »
/Flavie & Mnémosyne /


▽ 19 juin 2017

▽ Harvard. Un lieu magnifique à mes yeux. Un lieu de savoir. Un lieu d’échange. Un lieu que je considérais comme ma maison. Que voulez-vous, je m’attachais assez vite. Mais j’aimais bien la place que j’avais eu. Pourquoi pensez-vous que je continue à travailler ici alors que j’étais redevenue une déesse. Et même avant, je n’avais pas besoin d’un poste de professeur à l’université pour gagner ma vie. Le petit avantage d’avoir amassé des années, que dis-je, des siècles de trésors. Mais bon, ça, le commun des mortels n’était pas sensé le savoir. Et puis… prof, c’était une assez bonne couverture. Même si ce n’était peut-être pas la plus discrète. Après tout, j’étais assez réputée dans mon domaine… Quoi, je ne me vente pas. Et puis, heureusement que l’on trouvait mes études pertinentes. Après tout, j’avais inventé le langage, s’il y avait quelqu’un qui maîtrisait les langues et les écritures anciennes, c’était bien moi. Que l’on me laisse au moins ça. Quoi que je me suis souvent surprise à remercier les Parthes de ne pas m’avoir retiré ma mémoire. Quel ironie, mais la plus grande peur de la déesse de la mémoire, c’était justement de perdre cette dernière. Car oui, sans elle, je ne serais rien. D’un autre côté, sans mémoire, on est personne, qui que l’on soit. C’est pour ça que je me jugeais comme importante. Pas dans le sens célèbre, super connue, mais dans le sens où la mémoire était indispensable à toute avancée. Certains de mes élèves devraient d’ailleurs s’en souvenir… le talent ne faisait pas tout, loin de là. Et la mémoire pouvait apporter ce talent. Lorsque l’on avait appris de ses erreurs, lorsqu’elle permettait d’évoluer. L’évolution… voilà ce que je permettais. Mmmh… j’aimais vraiment bien cette idée. Le langage que j’avais créé était évolutif, la mémoire permettait cette évolution, en tant que prof, je faisais également évoluer les élèves,… Enfin, vous voyez le truc. On pourrait peut-être ajouter ça dans mes attributions… Ce serait une idée. Je lançais un regard aux élèves qui attendaient patiemment que je reprenne le fil de mon cours. Ah oui… je m’étais encore perdue dans mes pensées. Que voulez-vous, ça arrivait à tout le monde. Avec un sourire, je repris mon cours le plus naturellement du monde. Et relâchais les élèves avec dix bonnes minutes de retards. Noooon… je n’avais pas du tout éprouvé un immense amusement à les voir remuer sur leur siège, regarder leurs montres avec impatience, loucher avec envie sur les quelques courageux qui osaient partir avant la fin de mes propos. Il paraît qu’il faut être un petit peu sadique pour être prof… je ne vois pas du tout pourquoi certains pensent ça. Et c’est presque en éclatant de rire que j’annonçais que j’avais enfin fini, les observant se ruer vers la sortie, notant l’air et l’attitude de chacun. Pour la plupart, cela était du soulagement. Allons, mes cours n’étaient pas si horrible que ça, si ?

Je me mis à ranger tranquillement mes affaires. Moi, contrairement à mes chers élèves, je n’étais pas pressée… c’était sûrement le fait d’avoir des milliers d’années… le temps semblait différent. Notre vie n’était pas aussi courte que celle des mortels, loin de là… notre perception du temps était alors forcément différente. Oui, mais en tant que déesse, je devais avoir plein d’obligation… C’est vrai, vous avez tout à fait raison. Mais en tant que déesse, je possède un don extraordinaire : le pouvoir d’ubiquité. Je peux, littéralement, être à plusieurs endroit en même temps. Un peu comme les clones de Naruto. Bien sûr que oui, je connais Naruto. Les manga aussi sont une forme de connaissance. Et puis j’aimais assez bien ce petit bonhomme blond, il me faisait bien rire. Alors pourquoi se priver du plaisir de lire ce manga ? Le fait d’être une déesse n’était sûrement pas une assez bonne raison… et faisait horriblement snob. Vous me choquez d’imaginer une telle chose de moi. Aussi étonnant que ça puisse paraître, je n’étais pas snob. Je pensais que tout le monde avait un savoir intéressant, que tout le monde avait une intelligence particulière, que tout le monde était unique. Et au contraire, je brûlais de connaître le caractère unique de chaque personnes. Je venais de marcher 200 pas. J’avais vu 10 couloirs différents. Et j’étais enfin devant l’entrée principale, celle qui donnait sur une grande étendue émeraude. Enfin, qui n’étais plus si émeraude vu qu’elle était assaillie par plusieurs élèves attirés par le grand soleil. Mais la personne que je cherchais n’était pas permis eux. Non, je l’avais repérée dès que j’étais sortie et je me dirigeais vers elle avec un grand sourire. « Madame Oboska ! Ma prof d’ornithologie préférée ! » Je serrais la fille de Zeus dans mes bras, heureuse de la retrouver. Et encore plus heureuse de la retrouver à Harvard et non dans le bunker des insurgés. Ça me rappelais le bon vieux temps. Que voulez-vous, il fallait bien croire qu’avec une mémoire comme la mienne, j’étais assez sujette à la nostalgie. « Alors, tu es venue donner une conférence ? Ou tu n’arrivais tout simplement plus à te passer de ma présence, ce que je peux tout à fait comprendre… » Lui lançant un clin d’œil je profitais simplement de ce moment, du fait de revoir une amie, parce que oui, j’avais pu la considérer comme une amie alors que j’étais encore une simple immortelle sans pouvoir, et cela était toujours d’actualité. J’aimais la présence de Flavie, j’aimais parler avec elle, échanger nos expérience, rire,… c’était toujours instructif.
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Flavie Oboska
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Mar 20 Juin - 19:59
I see friends shaking hands...
/ Mnémosyne & Flavie /

19 juin 2017, fin d'après-midi.
Conférence dans le petit amphithéâtre du bâtiment 2.
Sujet du jour : La survie des rapaces.

▽ - ...restent dans le nid jusqu'à maturité. L'aiglon le plus fort tuera l'un des autres, sans qu'il y ait la moindre raison à cela. Peu importe que leurs parents apportent toute la nourriture dont ils ont besoin et peu importe les conditions climatiques, le schéma se répète à l'identique.

Les quelques étudiants, tous d'un certain âge il faut l'avouer, fixent avec attention la jeune femme qui déambule sur sa chaire, sans se donner vraiment la peine de prendre un micro. Tous sont obligés de respecter le silence le plus absolu pour entendre le discours du professeur, sous peine d'être foudroyés du regard par leurs confrères attentifs, s'ils osent ne serait-ce que tousser ou rajuster un sonotone défectueux. Étrange, comme les vieux réflexes scolaires reviennent, qu'importe que les élèves aient une vingtaine ou la soixantaine bien avancée ; il reste toujours quelque chose de ce comportement instinctif et presque grégaire lorsqu'on revient dans une salle de classe. Sans relever l'extrême concentration dont elle est l'objet, l'ornithologue poursuit posément, sans infléchir le ton de sa voix. C'est à peine si elle semble remarquer l'assistance.

- Parfois, quand l'autre aiglon est une femelle, les deux peuvent survivre l'un à l'autre. Mais en général, il y a toujours fratricide.

Silence pesant dans la salle. La femme interrompt ses va et viens, lentement. Elle jette un œil cynique vers sa classe.

- Je vous rassure, un aigle aura toujours plus de chance de mourir par la main de l'Homme que par le caprice de l'un de ses frères.

Une sorte de rire nerveux parcourt l'assemblée. S'interrompt aussitôt lorsqu'ils voient que la conférencière n'a pas sourcillé et les jauge tous d'un regard qu'ils qualifieraient... d'accusateur ? Ils n'ont pas vraiment le temps de définir cette étincelle glaciale dans les yeux de leur interlocutrice. La cloche sonne dans Harvard. Suivie de la voix froide de la maîtresse des horloges.

- Nous reprendrons cela au prochain séminaire. Au revoir.

Du fait de leur âge relativement avancé, ces élèves, eux, ne se pressent pas pour quitter l'endroit. Certains font même mine de s'avancer vers le bureau, sans doute désireux de poser des questions à cette étrange - et si jeune ! - agrégée. Mais celle-ci ne semble pas vouloir trop s'attarder. Elle rassemble ses affaires dans une sacoche de toile, à l'aspect vieillot, passe son manteau gris - il fait plus de vingt-cinq degrés à l'extérieur, pourtant ! - et s'envole jusqu'à la sortie où elle s'engouffre dans un silence parfait, et presque impoli.

Le soleil frappe ses yeux clairs quand elle débouche dans la fournaise de fin de journée. Flavie grimace, et ses lèvres se tordent dans un rictus assez désagréable. Elle n'aime ni les hautes températures, ni les basses-altitudes, ici, elle est servie. Mais, après tout, elle peut bien tolérer des conditions climatiques détestables pour venir se changer les idées... Enseigner était peut-être un loisir douteux, quand on sait le nombre de professeurs qui rêveraient de prendre quelques vacances pour échapper à la monotonie de leur quotidien. Mais, après tout, elle avait bien assez « végété » pour le restant de ses jours. Être une p*tain d'aubépine pendant près de soixante-dix ans a tendance à vous inculquer l'horreur de l'immobilité.

Elle marche donc d'un bon pas, toujours emmitouflée dans son grand manteau, à l'image d'un bédouin qui se dissimule sous une infinité de tissus pour échapper à la morsure d'un soleil de désert, et se dirige vers le grand parc du campus. Elle n'a pas l'intention de s'y attarder, elle n'a pas pour plan de traîner autour d'étudiants un peu trop curieux et un peu trop 'en chaleur' - sans mauvais jeu de mots. Du fait de son visage lisse et de l'air vaguement juvénile qu'évoque sa silhouette, ils la prennent bien trop souvent pour l'une d'entre eux. Combien de fois a-t-elle dû rectifier cette erreur, elle ne sait plus, mais suffisamment pour que l'air déconfit de ces enfants ne l'amuse plus beaucoup.

Non, elle a simplement l'intention de rejoindre la bibliothèque, et de s'oublier dans quelques lectures supplémentaires avant de devoir rejoindre le bunker... Elle a pris sa journée, mais cette nuit, ce sera son tour de garde, et si la jeune femme ne porte pas la hiérarchie dans son cœur, elle a encore plus horreur d'être prise en faute. Concentrée, elle ouvre le chemin sur le « green » - sérieusement, seul un terrain de golf est plus vert que ça, alors le terme est approprié – quand soudain, elle reconnaît son nom au loin.

Le vent lui indique de quel côté arrive « l'attaque ». Elle se raidit à peine quand les bras l'entourent dans une étreinte, presque mortelle, si elle n'était pas aussi affectueuse. La 'jeune' demi-déesse n'a jamais été quelqu'un de très tactile, mais la personne qui se permet cela avec elle, attire suffisamment sa confiance pour qu'elle le tolère. Ses yeux, passés au bleu ciel, se posent donc avec douceur sur cette rencontre imprévue.

Mnémosyne sort visiblement de cours, ses cheveux sombres sont légèrement en désordre. Elle a du encore les enrouler autour de son doigt, pendant qu'elle faisait son petit numéro de sadique rêveuse à ses élèves. Flavie connaît trop bien sa collègue, car cela fait plusieurs années qu'elles se jaugent et sympathisent, avant même les insurgés, avant même toute cette pagaille divine... A l'époque, les deux femme avaient abandonné cette guerre invisible ; la déesse de la Mémoire, endormie, et elle-même, fille de Zeus malgré lui, désirant s'écarter de ce monde bien dangereux.

La réalité de leur sang a fini par les rattraper, mais leur amitié résiste aux changements et aux épreuves. Mnémosyne est sans doute la plus vieille des amies d'Oboska – au sens propre comme au sens figuré bien sûr – et l'une des seules d'ailleurs. Sans doute parce qu'elles ont de quoi alimenter leurs conversations et leurs soifs de curiosité respective. Ou peut-être parce qu'elles ont toujours appartenu au même camp au fond, celui des rejetés, des invisibles, de ceux qui veulent un jour grandir sans l'ombre de leurs pairs. Il y aurait tant de raison à cette affection tranquille que ressent Flavie quand elle rencontre l'Astraïenne, mais certaines n'ont pas encore été formulées et n'ont guère besoin de l'être pour exister.

Quelques mots souriants suffisent pour exprimer cette entente.

- Bonjour, chère Mnémosyne. Non, je ne m'attendais pas à te trouver là, je te pensais en vadrouille. Comme quoi, les grands esprits se rencontrent.

Sourire un peu canaille, légèrement en coin, qu'on ne reconnaît que lorsqu'on l'observe depuis quelques années. Elle s'écarte légèrement, car l'étreinte doublée de son manteau et des bras de son amie manquent presque de l'étouffer, mais sa main se pose avec camaraderie sur le coude de Mnémo'.  

- Que dirais-tu d'alimenter un peu ces retrouvailles imprévues autour d'une bonne tasse de thé ?

Oui, du thé par plus de vingt-cinq degrés, mais après tout, les habitudes étranges de nos amies, on finit par s'y habituer. Une bonne vieille habitude... Comme avant.

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Mnémosyne
Percy Jackson Ҩ Member
Dim 25 Juin - 13:06
I see friends shaking hands, Saying « How do you do ? »
/Flavie & Mnémosyne /


▽ 19 juin 2017

▽ Après avoir serré Flavie dans mes bras, je m’écartais légèrement pour l’observer. Elle n’avait pas changé, toujours la même que dans mon souvenir. Toujours avec son éternel manteau gris malgré la chaleur. Toujours ce même air de jeunesse et ce regard qui, seul, attestait les années qu’elle avait vu défiler, les épreuves qu’elle avait pu observer. C’était totalement vrai que le regard pouvait être le reflet de l’âme pour qui savait observer. Bon, évidemment, quand on connaissait l’histoire de la personne, c’était un peu plus facile de s’en rendre compte et de tirer des conclusions. J’avais senti la jeune femme se tendre légèrement à mon contact. Enfin… sentie… je dirais plutôt « deviné ». Vous savez, quand on avait une impression générale et qu’à partir de cette impression, on arrivait à en déduire certaines choses. Il est sûr que la jeune russe n’avait pas l’habitude des contacts. Oui, Flavie était jeune, que l’on compte son âge à partir de son apparence ou de sa véritable naissance. Pour quelqu’un d’aussi âgé que moi, à moins de 1 000 ans, on était encore jeune. Je trouvais dommage qu’elle n’apprenne pas à se détendre… au vu de son histoire, je savais pourquoi elle était constamment sur ses gardes, pourquoi elle ne se confiait peu, pourquoi elle était sur la réserve. Mais je savais également que vivre pleinement, vivre sans regret, vivre la vie pour ce qu’elle était, c’était parfois la seule chose qui permettait de supporter sa vie. Toutes les épreuves que j’avais enduré… j’avais réussi à les passer sans devenir folle, parce que je savais ce qui m’avait mener, je savais que c’était mes choix, des choix que j’assumais totalement. Je savais que c’était parce que je m’étais toujours battue pour ce que j’estimais juste, pour la connaissance, pour l’art, pour les savoirs, que j’avais dû être brûlée de nombreuses fois au buché. Une douleur insupportable. Et ma mémoire ne m’avait pas aidé dans ces épreuves. La simple vu d’un buché ou d’un feu pouvait réveiller mes sens. Alors, tout se bousculait dans ma tête. Le feu. Les cris. Cette insupportable odeur de chaire brûlée. La douleur. Le feu qui brûlait chaque nerf un par un. La mémoire, dans de telle situation, pouvait se révéler être un fardeau. Car oui, alors, comment était-ce possible d’oublier ce supplice ? En effet, ce n’était pas possible. Mais parce que je refusais de me voir soumise, parce que je refusais de ne plus pouvoir me regarder dans la glace, je me relevais. Il ne fallait pas confondre discrétion et sourire avec faiblesse. Je me relevais toujours. Je me battais jusqu’au bout à chaque combat que j’engageais. Bref, il fallait continuer à vivre, ne serait-ce que pour montrer que l’on était assez fort pour passer outre la souffrance. Sourire et s’amuser était un magnifique doigt d’honneur à la souffrance et à la douleur, si vous me permettez l’expression.

▽ Cependant, si j’espérais pour Flavie qu’elle arrive peu à peu à se lâcher, à sourire à la vie, je ne pouvais m’empêcher d’admirer sa force de caractère. J’aimais les personnes qui n’abandonnaient pas. Et si ces personnes étaient également de grands intellectuels, je ne pouvais que tomber sous leur charme. C’était ce qui c’était passé avec Flavie, quand je l’avais rencontré et qu’elle n’était alors que doctorante en ornithologie. J’avais aimé son approche de sa matière, qui est devenue beaucoup plus clair lorsque j’ai appris qu’elle était une fille de Zeus, qu’elle pouvait se transformer en aigle et qu’elle avait passé des années à observer les oiseaux lorsque son père l’avait transformé. J’avais suivi plusieurs de ses cours, me laissant bercer par ses paroles, cherchant à comprendre le fonctionnement des oiseaux non pas du point de vue des humains, des observateurs, mais bien du point de vue des oiseaux eux-même. Évidemment, j’en savais déjà pas mal, je n’aurais pas pu nommer chaque oiseaux sans connaître leur fonctionnement, mais ce n’était pas ma spécialité et je devais dire que les paroles de Flavie avaient plus d’une fois éclairé certaines de mes interrogations. Et peu à peu, on s’étaient vraiment rapprochées, devenant de véritables amies. Et peu importe que je sois à nouveau une déesse, je ne comptais pas changer ça. La solitude était le plus gros risque des divinités, si vous vouliez mon avis. La meilleure façon de lutter contre cette dernière, c’était d’être ouvert et de continuer sans cesse à échanger. Je lui rendait son petit sourire canaille. On était vraiment sur la même longueur d’onde toutes les deux, j’aimais bien ça. « Oh, ne t’inquiète pas, une partie de moi est bel et bien en vadrouille. Mais une autre partie de moi ne pouvait pas se résoudre à laisser ces pauvres âmes en quête de savoir sans mon enseignement… ou plutôt, je ne pouvais pas me résoudre d’arrêter de diffuser mes connaissances comme un grand manitou… » Ça on pouvait le dire, puisque j’étais, en effet, une déesse, un esprit surnaturel. « Grand manitou »… j’aimais vraiment bien ce nom donné par les Algonquins. « Et je vois que toi non plus, tu n’arrives pas à abandonner les conférences. Pourtant, tu dois avoir beaucoup de travail auprès des insurgés, avec les différentes gardes, les entraînements et les différentes missions… Mais je ne vais pas me plaindre, c’est un véritable plaisir de t’entendre disserter sur les oiseaux. » N’importe qui qui serait en train de nous observer n’aurait aucun doute sur notre relation : des véritables amies, collègues de travail unies par leur même passion pour le savoir. Mes yeux pétillèrent d’excitation en entendant Flavie proposer de se prendre une bonne tasse de thé. Je savais parfaitement que cela allait donner lieu à une conversation des plus intéressante. Que j’aimais ces conversations ! « Avec joie ! Cela fait bien trop longtemps qu’on est pas allé prendre une tasse dans notre café habituel… Je suis sûre que le barman se languit de notre présence. » Parce que oui, avec les derniers changements, il a été assez difficile de se voir. Ce qui rend cette rencontre imprévue encore plus intéressante.

▽ Enfin, nous voilà à notre table habituelle, notre lieux de discussion lorsque nous nous trouvons toutes les deux à Harvard, comme c’est le cas aujourd’hui. Après avoir commandé un simple thé vert à la menthe, histoire de se rafraîchir tout de même par cette chaleur, je me tournais à nouveau vers Flavie. « Alors, sur quoi portait ta conférence aujourd’hui ? J’y aurais bien assisté, mais je ne pouvais pas laisser mes deuxièmes années libre, cela aurait été bien trop dommage pour eux qu’ils échappent aux joies de l’akkadien. » J’aimais cette langue. Vraiment, je la trouvais simple, efficace, et de toute beauté. Mes élèves me lançaient souvent un regard dubitatif lorsque je le leur disais, mais j’aimais les écritures anciennes, ou plutôt les écritures mortes. Les enseigner était un peu pour moi un moyen de leur rendre hommage… Mais ce n’était pas seulement pour ça que je n’avais pas assister à la conférence de Flavie. « Et puis, il est vrai qu’avec tous les évènements, même si je suis une déesses, je suis beaucoup plus absente ces temps-ci, l’université m’a déjà prévenue qu’il allait falloir que je fasses plus d’effort. Peut-être qu’il faudra que j’abandonne mon rôle d’enseignante à plein temps pour me contenter de donner quelques conférences… » Je devais avouer, je n’étais pas pressée que cela arrive. J’avais prévu d’attendre que les gens trouvent ça bizarre que je ne vieillissais pas. Mais c’était vrai que maintenant, je pouvais me donner l’apparence que je voulais, y compris de celle d’un vieillards… Bref, il allait falloir que je réfléchisse sérieusement à ce futur…
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