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■ Wanted PJiens, PJiennes, la traque est lancée autant chez les pro-olympiens, que les insurgés. C'est la guerre, il n'y a plus de limite en terme d'horreurs. Voici les récompenses capture.
□ Pour les divinités supérieurs | 300 PE de base - 500 PE pour la fuite ou la capture définitive. (concerne Ouranos, Zeus, Poséidon et Hadès)
□ Pour les divinités | 300 PE de base - 450 PE pour la fuite ou la capture définitive. (concerne olympiens, astraïens, dieux mineurs, astraïens)
□ Pour les chefs de camp | 300 PE de base - 300 PE pour la fuite ou la capture définitive.
□ chefs de brigade | 250 PE de base - 250 PE pour la fuite ou la capture définitive.
□ Les êtres surnaturels | 250 PE de base - 250 PE pour la fuite ou la capture définitive.
□ Les soldats insurgés, grecs et romains | 200 PE de base - 200 PE pour la fuite ou la capture définitive.
● Nota Bene ●
○ Les parques ont mis fin à l'ascension de Chaos en le renvoyant dans le néant ○ Zeus est de retour sur l'Olympe ○ Ouranos fait appel aux "anciens déchus" d'autres astraiens pour mener la guerre contre les olympiens ○ La "Grande Guerre" est lancée ○
○ Relancement du Wanted; Zeus et Ouranos lance la traque de leurs ennemis ○ Les grecs et les romains sont en désaccord pour la guerre des territoires ○ Les deux camps (grec et romain) sont également en compétition, pour la récompense honorifique ○
Percy Jackson RPG
« Out in the city, in the cold world outside, i don't want pity, just a safe place to hide. »

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1.04 ♪ Une figure du passé [Théo']

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Ma petite quête sur moi
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Helena Vasilis
Percy Jackson Ҩ Member
Dim 4 Sep - 0:38
La pièce en or appelée communément « Drachmas » parmi les demi-dieux grecs tournoyaient entre ses doigts fins, inlassablement, jusqu’à ce qu’elle se glisse et percute d’un bruit sourd léger le sol terreux d’un parc de Salt Lake City, à l’écart de l’agitation principale. Finalement, après un profond soupir mêlant agacement et fatigue, elle commença une prière discrète à la Déesse Iris.

- Théodoros
, dit-elle à haute voix à la fin de son incantation, puis lança la pièce dans un petit arc-en-ciel improvisé d’une fontaine. Au lieu de s’écraser au fond de la dite fontaine, la pièce disparut, se dissolvant comme une trainée légère de sable – ou de poussière. La prière avait été entendue, mais aura-t-elle une réponse ?

Théodoros n’était pas un humain, et il vivait dans un bien différent monde que le sien. Autant dire, elle ne savait pas du tout si c’était pertinent de contacter par de telles voies « traditionnelles », si un quelconque écran allait apparaître et si oui, si quelqu’un allait l’entendre. A sa plus étonnante surprise, un écran apparut bien mais il n’offrait aucun visuel de la personne recherchée. Elle se disait qu’il y avait trois possibilités, soit le « réseau » était mal en point, soit Théodoros ne désirait pas être vu – ou il vivait dans un lieu très sombre -, soit une telle communication si directe ne devait même pas exister de base. Pourtant, elle s’en fichait pas mal : elle avait la chance de se faire entendre, finalement. Et elle allait saisir cette opportunité.

- C’est Helena Vasilis … Je suis de retour. Et … Je souhaite te parler. Je suis perdue, dans ce monde
, finit-elle par dire, sa voix s’étouffant dans un sacré murmure. Elle n’était guère fière de la situation actuelle.

Théodoros n’était pas un être mauvais par nature, mais il n’était pas non plus le samaritain de la veuve et de l’orphelin. C’était un immortel, avec ses défauts et qualités exacerbés, et donc le type de personne sur qui il ne fallait pas trop compter à tout instant. Pourtant, elle était là à vouloir lui parler, car il était définitivement la seule connaissance encore vivante de son passé. Effectivement, cet être n’était pas un pur inconnu ou une simple connaissance lointaine mais un Immortel qui se rapprocherait de la définition d’un « ami ». Elle lui avait rendu service, et il en avait de même et depuis, ils leur arrivaient de se rencontrer au détour d’une mission ou quête, et échanger encore des mots.

Par contre, quatre siècles étaient passés. Elle ne savait pas vraiment s’il se souvenait encore d’elle. Si non, elle serait capable d’exploser en larme. Les derniers jours étaient tout simplement « trop » pour la mortelle qu’elle était : quatre siècles perdus, toute son existence mutée à l’extrême … et personne pour réellement « comprendre » ce qu’elle vivait. Les efforts étaient faits par certaines, mais ce n’était pas comme « avant ». Le discours était autre, les gestes et leurs messages différents … Elle n’était pas bête, mais elle était si décalée dans son temps qu’elle passait vraiment pour l’être le plus stupide de cette planète.

- J’ai été enfermée au Lotus Casino durant quatre siècles. Tu m’avais aidé dans le passé, parce que je t’avais aidé au préalable. J’espère que tu te souviens de moi. Je suis au Salt Lake City, au Parc C …

Sa voix se mourut en même temps que l’écran. Elle soupira, et s’étendit sur le rebord de la fontaine, fixant le ciel bleu avec un air très mélancolique.
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Théodoros H. Phytondoron
the goalkeeper plants ♣ daemon tartare
Mar 6 Sep - 19:34
Septembre. Un mois magnifique, le moment des moissons, la fin de l’été, les derniers moments à profiter des rayons du soleil. Autant dire que j’aurais adoré une petite balade en forêt, ou être en train de dorloter mes plantes. Mais non. Parce que Septembre, c’était aussi la joie de la rentrée. Et de ses obligations. Bizarrement, ça m’avait semblait beaucoup moins amusant cette année, contrairement à l’année dernière. En plus, le directeur m’avait disputé et sermonné parce que j’étais arrivé avec une heure de retard à la pré-rentrée. La pré-rentrée, quoi, c’était bon. Surtout que les horaires… si vous étiez immortel, disons que vous les trouveriez beaucoup moins intéressant, après tout, vous aviez tout le temps de faire les choses. Ce que je ne pouvais pas répondre à ce petit mortel pressé. Puis, alors que j’essayais de ne pas m’énerver, je regardais ce petit bonhomme s’exciter contre moi et… ne pouvais m’empêcher de le trouver caricatural et amusant. Bon, je dois bien avouer que le sourire qui est apparut sur mon visage n’a pas dû le mettre dans les meilleures dispositions à mon égard… mais depuis quand cela m’intéressait-il ? Résultat, le jour de la rentrée, j’étais venue avec cinq minutes de retard rien que pour l’embêter. Au pire, qu’est-ce que je risquais ? Être renvoyé ? Au mon dieu, c’est vrai que maintenant, je tremble de peur. J’étais donc en train de tort… hum… de discuter de façon pédagogique avec ma classe lorsque je sentis quelque chose… Comme un appel. Puis une voix. Un iris mail ? Ou une autre forme de magie ? Peu importe, cette voix m’étais inconnue… Jusqu’à ce qu’elle me dise son nom. Helena. Oui, je m’en souvenais, cette fille de Morphée, à qui j’avais dû un service. Elle avait perdu son enfant à cause, d’après elle, de Zeus et de Poseidon. Elle avait voulu se venger et lorsqu’elle m’avait demander mon aide, je dois dire que j’acceptais avec, peut-être, un peu trop d’entrain pour être en accord avec la morale. Mais je devais dire que ça avait été très divertissant. Comme ce petit message. Peut-être que j’allais y répondre…

Ce n’est que plusieurs heures après, une fois libre, que je décidais d’aller faire un petit tour à Salt Lake City. Après tout, qu’est-ce que j’y risquais ? Mon éternel chapeau de cow-boy sur la tête, une clope au bec, je me matérialisais dans la ville, essayant de sentir une odeur de demi-dieux dans un parc. Parce que oui, il manquait quelques informations quant à son emplacement. Finalement, je finis par la trouver. Marchant à deux à l’heure, au grand damn des jauger qui attendaient patiemment que je me décale du milieu du chemin, ce que je ne fis pas du tout, je m’arrêtais devant certains arbre, les touchants, collant mon front sur leur tronc. Ouais, j’avais l’air assez bizarre pour que je remarque un ou deux types me filmer. N’importe quoi. Du coup, histoire de rendre leur vidéo intéressante, je me suis mis à faire le tour d’un arbre en dansant comme un indien. Oui, comme ça. Je vous jure, c’était une vrai danse indienne. Enfin, je mer trouvais devant Helena. Enlevant mon chapeau, je la saluais dans une révérence. « Ma chère, vous ici ! Quelle surprise, je dois dire que vous êtes aussi ravissante que lors de notre dernière rencontre. Ah ! Les charmes du Lotus Casino… »  Sans rien dire de plus, je m’asseyais à ses côtés, admirant le paysage. Le parc n’était pas trop mal, mais je préférais largement la campagne à la ville. Il n’empêche que je profitais de l’environnement. Sortant une nouvelle cigarette du paquet où il était marqué « fumé tue », ah la bonne blague, j’en proposais une à Helena. « Ça ne vaut pas la pipe, mais c’est tout de même agréable… et nullement contre les moeurs, enfin, en tout cas, pas contre celles de cette société… » Ah ! Les changements de moeurs et de sociétés. Encore un truc chez les humains qui me faisait rire. Enfin, après la réponse d’Helena, je me contentais de fumer en silence, observant les gens qui se promenaient dans le parc, rigolant devant certaines de leurs attitudes.

Ce n’est qu’une fois ma cigarette finis que je me décidais de me tourner à nouveau vers Helena, un sourcil levé en signe d’interrogation. « Eh bien, très chère, je crois que vous avez plein de chose à me raconter. Il s’en ai passé du temps, depuis notre séparation… Les choses ont évolués, autant pour le monde qui nous entoure que pour vous et moi, j’en suis sûr. » Puis j’attendis. Simplement. Un peu comme quelqu’un qui espérait attendre une bonne histoire, ce qui était le cas. Peut-être que je ne devrais pas considéré la vie d’Helena comme une simple histoire mais… je ne pouvais m’en empêcher, pour moi, nous n’étions que des histoires, plus ou moins intéressantes, plus ou moins longue, dont certains passages se rencontraient. Et qui n’étaient là que pour tromper l’ennui des Dieux et, pour le moment, le mien.
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Helena Vasilis
Percy Jackson Ҩ Member
Sam 10 Sep - 2:16

Elle entendait des rires prononcées, et des commentaires des plus atypiques « t’as vu ce gars qui caresse l’arbre, hahahaha ». C’était presque avec une certaine appréhension qu’elle se relevait à moitié, pour comprendre la source de cette agitation inhabituelle autour de mère nature, espérant voir un Satyre ou alors une toute autre bizarrerie du monde caché des divinités. Certes, cela aurait pu être également un simple mortel rigolo ou trop amoureux de la nature mais, et elle était catégorique sur ce point-là, personne dans ce genre de ville ne pouvait « admirer » un arbre. A son époque, les espaces verts étaient plus imposants, plus admirés, et plus respectés. Cette époque-ci offrait davantage des rêves de grandeurs, de ciment, de béton … Les espaces verts étaient trop ridicules comparés aux espaces gris. Définitivement, un amoureux de la nature vivrait « ailleurs » qu’ « ici ». Ses yeux s’agrandirent définitivement lorsqu’elle vit « le faux amoureux » de la nature faire une danse autour du dit arbre. Très vite, elle distinguait le visage et son cœur fit un bond massif : elle avait « reconnu » le visage, une figure du passé. Elle pourrait « presque » pleurer de joie, mais sa fierté l’obligeait à ravaler ce sentiment de faible, à se mettre droite et à accueillir comme une Lady son invité.

Si elle appréciait son langage à son égard – davantage en phase avec ce qu’elle avait connu – et ses manières, la remarque sur le « Lotus Casino » brisa tout sourire aimable et courtois pour une mine blessée et renfrognée. C’était compréhensible : elle avait perdu quatre siècles entre ces quatre maudites murs. Le monde avait changé drastiquement, tant en terme de fonctionnement que d’us et coutume ou de langage, et elle ne connaissait plus personne, ni rien. Elle souhaiterait « presque » retourner à ce maudit Lotus Casino pour fuir cette terrible et effrayante réalité mais, et voilà un trait de son caractère, la fuite n’était pas une option viable pour elle. Du moins, pas après quatre siècles. Au passage, Elle se demandait sincèrement si son père ne gérait pas l’établissement, offrant les rêves les plus folles à ces hommes et femmes emprisonnés. Par contre, la question de l’immortalité était définitivement pas du ressort du dit parent divin rêveur. C’est donc, dans une certaine humeur

- Les pipes ont toujours été réservées aux hommes,
répondit-elle. J’ai déjà vu ces choses, des « cigarettes », si j’ai bon souvenir. Elles me semblent tellement plus friables et fragiles, à l’image de cette société. Rien ne semble durable, solide et confiant.

Elle se tut en même temps que son « ami » démoniaque, se contentant d’observer le bout de bâtonnet, le retournant encore et encore. Elle se décida à tester cette « chose » si « friable » et « fragile » et s’apprêta à demander de l’aide à Théodoros mais, il interrompit cet élan rebelle de la Lady en lui posant une question peu surprenante. Comment voyait-elle ces changements ? Et qu’est-ce qui avait changé entre elle, ou entre eux ?

- Ironiquement, je n’ai rien à raconter. Mon père m’a enfermé presque quatre siècles dans le Lotus Casino dans l’espoir que la perte de mon enfant, et de mon époux, s’apaise avec le temps et les plaisirs fugaces du Lotus Casino. A mon retour dans ce monde, je ne sais que dire. Je ne reconnais rien ni personne, soupira-t-elle. Je ne comprends pas comment les gens peuvent vivre dans une telle « ville » ? Comment les mœurs se sont-ils autant … libérés jusqu’à la dépravation publiquement acceptée ? Je ne parle pas du tout de ces « machines » à tout bout de champs. Trop de bruits, trop d’informations, trop de personnes …

Elle laissa voir, un court instant, son profond désarroi.

- Je ne sais quoi faire, à vrai dire. J’ai fait appel à toi car … je crois que tu es bien le seul ami qu’il me reste de mon « passé ». Je sais que tu dois être occupé, je te remercie donc d’être venu.

Finalement, elle tendit le bout de bâtonnet avec un regard interrogateur : pouvait-il l’allumer afin qu’elle « teste » de son côté ? Tout le monde l’avait « dans le bec » comme certains le disaient, à croire que c’était une formidable chose. Par contre « fumer tue » en couverture n’inspirait pas confiance.

- Et pourquoi fumer quelque chose qui tuerait ? Est-ce si bon que ça ?
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Théodoros H. Phytondoron
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Lun 12 Sep - 22:36
Bon, penser à l’avenir d’éviter d’évoquer le « Lotus Casino » avec Helena. Je devais bien avouer que le fait de me retrouver de temps en temps en dehors de la société, en dehors du temps, eh bien… j’adorais ça. Et j’avais un peu de mal à comprendre que ce ne soit pas le cas de tout le monde. Je veux dire… Comment les mortels pouvaient vivre sans péter les plombs dans leur monde qui bougeait à cent à l’heure. D’un certain côté, au temps d’Helena, c’était beaucoup plus lent, ne serait-ce que parce que les transports ne permettaient pas une telle rapidité. Là, avec les révolutions technologiques et numériques, tout était pratiquement instantanée. Chaque secondes de leur vie devaient être occupées à faire quelque chose. C’était peut-être ce gros changement qui devait être le pire pour Helena. Quoique.. c’était ce que j’imaginais de mon point de vue, mais je me trompais peut-être totalement… Que dire, le fait de me mettre à la place des autres n’était pas forcément dans mon caractère. Ou disons plutôt que le temps avait fortement diminué cette part de mon caractère. Parce que j’étais tout de même proche des mortels, en tout cas pour un démon. Assez proche pour m’attirer des réflexions et des moqueries de la part de certaines personnes de mon espèces. Le genre de personnes, ou devrais-je dire de démon, qui n’acceptaient pas ma relation avec une simple mortelle. Le mélange habituel de rage et de tristesse lorsque je pensais à Youna m’envahis. Je ne l’avais toujours pas l’oublier. Et je crois sincèrement que je serais incapable de le faire. Seulement, je devais me résoudre au fait qu’elle appartenait à mon passé. Que je l’avais vengé et que tout ce que je pouvais faire pour elle, maintenant, c’était vivre et avancer comme elle aurait voulu que je fasse.

La voix d’Helena acheva de mettre ses sombres pensées dans un coin de ma tête. Avec un sourire, je me rappelais assez du genre de société de l’époque. Et je devais bien avouer que les soirées passées entre hommes dans le salon à parler de tout et de rien, à fumer et à boire, me manquaient. Pas pour le côté machiste, non, seulement, à ce moment-là, on savait profiter du temps. On avait pas vraiment le choix d’ailleurs, il y avait pas grand chose d’autre à faire, le soir, une fois que la nuit avait pris le dessus sur le jour. « Raison de plus pour en profiter, voilà une expérience que tu n’aurais pas pu faire si tu n’avais pas atterrie dans cette époque. Oui, ce sont des cigarette, tu prends le bout, là, tu l’allume avec une allumette ou un briquet, comme ça, et puis tu fume… » J’avais accompagné chacune de mes explications d’un geste, dès que j’avais vu que la fille de Morphée avait l’air paumé. C’était tellement amusant d’expliquer à quelqu’un comment se servir d’une cigarette, ou d’un briquet, dans une société où ça semblait aussi normal que d’aller prendre une douche. Et j’avais depuis longtemps remarqué que j’aimais servir de guide aux demi-dieux. Bien sûr, une petite partie de moi, la plus humaine, aimait le simple fait de venir en aide à quelqu’un et de faire preuve de gentillesse. L’autre partie de moi, celle que j’avais développé au cour des siècles, aimait cela principalement parce que j’avais alors l’impression de me sentir important? Une façon comme une autre de flatter mon égo. Hochant la tête, je ne pouvais m’empêcher de trouver qu’elle avait magnifiquement bien résumé cette société. « Oh oui ! Tout change à la vitesse de la lumière… et surtout à la vitesse d’Internet. Les informations en continue, ça va tellement vite que je ne sais plus où donner la tête. D’un autre côté, ça m’est un peu égal, la plupart du temps, ce sont des informations sans importances, en tout cas pour moi. Enfin après… J’ai vécu à des époques beaucoup plus dépravées que celle-ci, même si elle n’est pas trop mal dans son genre. Par contre, c’est sûr que c’est un peu … « trop ». Toujours dans l’excès. Je peux t’assurer que pour rien au monde je n’habiterais dans une ville à cette époque. Mais me mêler aux mortels… C’est amusant. Le mieux, c’est de pouvoir les choquer sans rien risquer au niveau brimades et tout… Il en faudrait beaucoup pour que l’on me considère comme complètement fou. Je crois qu’il n’y a que dans cette époque où j’aime m’amuser autant en faisant le pitre. Dans quelques années, ça me passera. » Disons que j’ai toujours eu la tête dans les nuages et des idées un peu folles. Mais je n’avais pas vraiment eu l’occasion de me lâcher autant, quand j’étais encore qu’un demi-dieux, j’étais beaucoup trop réservé pour ça. Et après… je m’étais pas pris pour de la merde, avant de retomber plus bas que terre, de m’isoler, de perdre Youna, de péter un câble,… Bref, je n’avais jamais été comme ça…

Je ne répondis pas tout de suite lorsque Helena évoqua le fait que j’étais la seule personne qui lui restait de son passé. Je devais bien avouer, elle me rappelait parfois celui que j’étais il y a longtemps. Peut-être était-ce pour ça que finalement, je m’attachais assez à elle. En tout cas, suffisamment pour avoir répondu dans la journée à son appel. J’allais répondre lorsqu’elle posa sa dernière question. Je la regardais un moment, attendant de voir si elle était sérieuse, attendant aussi que tout monte bien à mon esprit. Puis j’éclatais de rire. Oh ! Je devrais croiser plus souvent des personnes venues d’un autre temps. « Parce que les mortels aiment bien jouer avec leur vie ? » Secouant la tête en repartant dans un nouveau éclat de rire, j’ajoutais : « Enfin, je t’avouerais que s’il y a une chose que je n’ai pas peur, c’est de mourir d’un cancer du poumon à cause du tabac. Et tu n’as pas à t’inquiéter, si tu n’en fume pas beaucoup, il y a peu de chance que cela t’arrive aussi. » Je n’ajoutais pas que c’était parce qu’elle risquait plus de se faire tuer par un monstre que par une maladie dû au tabac. Oui, pour le coup, j’avais fait preuve de tact. Je continuais à rigoler, un peu plus longtemps que ce que quelqu’un de normal aurait fait, mais je n’y pouvais rien, j’étais toujours en décalé par rapport aux autres. Et d’un coup, je m’arrêtais, redevenant sérieux. Une vrai girouette. Mon esprit était repassé à la phrase précédente. « Mmmh… Aussi bizarre que ça puisse paraître, je comprends ta solitude… Du moins, autant que je puisse le faire, je ne vais pas te mentir, cela fait longtemps que je ne suis plus un demi-dieu. Mais disons qu’on a vécut pas mal de chose, toi et moi. Assez pour que je me sente proche de toi. Disons donc que c’est normal… Je travail dans une petite ville près de New-York, et j’habite ici. Si jamais tu as besoin, tu peux toujours venir. Mais je suis sûr que tu vas très vite t’adapter. Tu as toujours été une battante. » J’avais parlé lentement, comme si je réfléchissais à haute voix, ce qui était un peu le cas d’une certaine manière. Mais j’avais pensé ce que j’ai dit, en tout cas, assez pour ne rien dire de plus. Après, le problème avec les êtres mythologique, comme moi, c’était qu’on était assez imprévisibles comme personnes.
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Helena Vasilis
Percy Jackson Ҩ Member
Sam 17 Sep - 17:35

Le premier briquet a été imaginé par un certain Gaston Planté, en 1874. Nommé « briquet de Saturne », il était constitué d'une pile fournissant un courant électrique qui faisait rougir un fil de platine. Dès lors, les hommes n’avaient plus à craindre d’être sans feu, ou de prévoir de longues torches ou lanternes agaçantes, pour se déplacer dans mille lieux ou pour se faire un feu de fortune lors d’une promenade nocturne ou quelques randonnées aventurières. Dorénavant, c’était davantage un accessoire de mode qu’un véritable « besoin » pour la société moderne ; après tout, les lampes offraient la lumière dont tous et toutes avaient besoin. Pourtant, si les dis lampes avaient subjugués de longues journées la jeune brunette du passé, le briquet venait tout simplement d’enflammer son imaginaire. C’est donc avec des yeux brillant qu’elle suivait chaque mouvement de Théodoros, admirant la façon dont la flamme allumer le bout de cette longue baguette blanche.

- Théodoros, quelle invention formidable ! Les hommes ont réussi à enfermer une flamme dans un si minuscule objet ?
demanda-t-elle avec toute l’innocence propre à l’ignorance. Oh, si seulement nous avions réussi une telle prouesse à notre époque, nous aurions pu nous épargner bien des tracas au quotidien, ou même lors de nos quêtes, soupira-t-elle.

Saviez-vous à quel point elle avait eu à souffrir de la perte de leur dit torche ou lanterne en plein milieu d’un véritable labyrinthe ou d’une tanière d’une bête ? Pourriez-vous comprendre le mot « sacrifice » quand elle avait à éteindre leur pauvre flamme pour se cacher d’un ennemi puis rallumer le tout à coup de pierre ou autre astuce douloureuse qui la laissa les mains en sang à bien des reprises ? Oui, tout cela aurait pu être empêché avec cette « petite flamme capturée ». C’est avec une certaine fébrilité qu’elle récupéra le briquet, et qu’elle mima les mêmes gestes que le démon. Cependant, si ce dernier avait eu quelques siècles pour s’entrainer, la demoiselle n’avait guère cette expérience et échoua à bien des reprises, créant davantage des étincelles mourantes qu’une véritable flamme. Loin d’abandonner, elle s’entêtait. Loin d’oublier Théodoros, elle l’écoutait attentivement. Le débit de parole, le nombre de mot ou tout simplement la quantité de concept révolutionnaire la laissèrent pantois. Elle en oublia presque le briquet en main.

- Qu’est-ce donc internet, Théodoros ? Malheureusement, j’ai beaucoup à apprendre. Mes … nouveaux compagnons de route ne m’ont montré que ces choses que l’on nomme « lampes »,  « appareil photo », « télévision », « voiture », « micro-onde », « four » et « réfrigérateur ». Ce sont de belles inventions pour certaines, mais les photos m’effraient. J’ai l’impression que l’on me capture …

En somme, les choses « urgentes » pour qu’elle ne meure pas d’une crise cardiaque trop vite. La prochaine étape aurait pu être les téléphones. Cependant, au vu du danger d’un cellulaire – un véritable signal à monstres qu’il y a un insurgé localisé à tel endroit – et de l’amateurisme d’Helena, personne n’avait voulu prendre le risque pour le moment.

- Si cette époque n’est pas dépravée, tu dois réellement m’expliquer la notion, Théodoros. J’ai vu des femmes et des hommes « nus » dans ce qu’ils appellent « Piscine ». Je crains les domaines du seigneur des Océans, et j’avoue qu’avoir un … « bassin » est intéressant pour nager. Par contre, je ne comprends nullement la mixité ! Avec les attributs ... si visibles. Je sais qu’il y a toujours des dépravés, à chaque époque, mais à la mienne, on avait la décence de les cacher dans quelques alcôves secrets ou jardins protégés par le drap de la nuit, expliqua-t-elle avec un air sincèrement offusqué. Offusqué vis-à-vis des pratiques de cette époque, et nullement vis-à-vis de Théodoros. J’ai la sensation de baigner dans un pêché constant.

Elle se sentait prise au piège. Heureusement, le démon lui fit une offre forte alléchante : un lieu loin de l’effervescence et de l’indécence de la grande ville. Il disait la comprendre, se sentir proche d’elle et la considérer comme une amie ; il termina en la flattant, disant qu’elle était une battante. Loin d’être narcissique, elle savait qu’il disait « vrai ». Les enfants de Morphée étaient de grands rêveurs, certes, mais c’était précisément les plus grands rêveurs qui acceptaient chaque opportunité folle. Après tout, seuls ceux qui rêvaient de l’impossible pouvaient saisir une telle chose une fois qu’elle se présentait à eux. Elle allait s’adapter assez rapidement – il n’y avait nul doute à ce sujet-ci –.

- Aussi bizarre que ça puisse paraître, tu as toujours été plus un ange salvateur qu’un démon sanguinaire. Oh, vous les êtres éternels, quel courage vous avez à supporter tant de bouleversement, et à vous y adapter ! disait-elle avec malice après quelques minutes de silence où elle avait réfléchi aux paroles de cet homme.

Les démons ont toujours été représentés comme des êtres fripés, soumis aux tourments d’un feu éternel, qui s’abreuvaient du sang des humains impurs et affublaient de quelques cornes diaboliques, et d’une étrange queue fourchue. Ce n’était clairement pas ce qu’était Théodoros, même si – et elle n’était pas idiote – il pouvait être capable du pire. Soudainement, un « oh » émerveillé s’échappa de sa bouche : elle venait d’allumer enfin son briquet.

- J’ai réussi ! disait-elle, sautillant presque comme une enfant.

Cependant, cet émerveillement fut de courtes durées car elle vit des jeunes passer devant elle avec des rollers. SA bouche forma un délicat « O » pour aussitôt se referma, puis se rouvrir …. Un véritable petit poisson.

- J’avais tant rêvé de telles choses
, souffla-t-elle. J’avais imaginé avoir des chaussures m’emmenant très loin, et très vite … Avec quelques roulettes faites de billes multicolores. Il m’en faut Théodoros ! Où puis-je en acquérir ? demanda-t-elle aussitôt, se relevant, prenant la manche du démon pour qu’il la suive.
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Théodoros H. Phytondoron
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Mar 4 Oct - 18:24
En fait, je devais bien avouer que je n’avais pas dit toute la vérité à Helena. Moi aussi, je me sentais un peu seul, bien que je ne voulais pas l’admettre. Une chance, j’avais mes plantes, qui étaient pour moi, mais vrais seuls amis, ceux qui ne me quittaient jamais, depuis que j’avais découvert mes pouvoirs de demi-dieux. Depuis ce jour-là, j’avais toujours fait attention d’être entouré de plantes. Mais pour les humains, demi-dieux, autres créatures mythologiques… Je n’avais pas des tonnes d’amis à proprement parler. De connaissances, rencontré au fil des siècles et qui n’étaient qu’une rencontre éphémère. Helena faisait parti des demi-dieux que je connaissais le mieux. Que je pouvais le plus appeler « amie », peu importe ce que les autres démons puissent en penser. Et puis, je commençais à m’ennuyer, j’étais sûre qu’avec elle, j’allais bien m’amuser. La preuve, il suffisait de voir son émerveillement devant le briquet. Je la comprenais, mais c’était tellement charmant que je ne pouvais que rire. Pas par moquerie, non, je crois bien que c’était… de la joie ? Peut-être pas un sentiment aussi fort, mais ça s’y rapprochait. « Ah oui, ça c’est sûr que c’est une belle invention. En tout cas, j’adore ta façon de d’analyser l’objet. « Une flamme enfermée », c’est très joli comme expression. Mais c’est sûr que ça a été une sacrée innovation. Tout comme l’électricité. Ou la machine à vapeur. Disons que ça nous aurait évité des jours et des jours de marches pour arriver à destination. Et je crois que toutes le monde, avant cette invention, à connue la galère d’allumer un feu… » Je me fis nostalgique en pensant à mes années de mortels. Ce qui me laissa, je dois dire, un goût amer. Toujours en arrière, toujours effacé, toujours oublié. Voilà mes souvenirs. À croire que le seul moment où Anthéa et Andréa se sont souvenu de moi, ça a été pour tuer ma famille, bien des années plus tard. Aaaah ! Pourquoi ces souvenirs venaient m’assaillir, après toutes ces années. J’avais pourtant réussi à m’en sortir, à avancer. Il ne fallait pas que je me remette à broyer du noir. Mon expression s’était figée, mon regard perdu dans le vide avant que la question d’Helena ma ramène à la réalité. « Internet ? C’est… comment dire… un réseau d’information que tu peux atteindre grâce à des ordinateurs, de sorte de petites télé avec un clavier. Il suffit ensuite de te connecter au réseau par le biais de ton ordinateur, et tu as accès à toutes les informations possible, de toutes les parties du monde. » Bon, en fait, j’étais loin d’être le mieux placé pour expliquer ce qu’était internet parce que… bah si je savais l’utiliser, ça m’intéressait peu de connaître son fonctionnement dans le détail.

J’éclatais de rire en voyant Helena choquée par la piscine. C’est sûr que ça pouvait avoir quelque chose de choquant pour quelqu’un de cette époque, mais il existait jusqu’au milieu du Moyen-Age, des bains public en Europe, bien que non mixte. Enfin, on pouvait tout de même voir tous les attributs de ceux qui s’y baignaient, d’autant plus qu’à l’époque il n’y avait pas de maillot de bain. « Tu devrais voir la société romaine à certaines époques. Oh bien sûr, les femmes étaient tenue d’agir comme des matrones, mais les hommes, eux, n’avaient pas ce besoin. Je pourrais t’apprendre certaines pratiques de Néron qui pourraient te faire te pâmer d’indignation et de honte. Enfin, je vais t’épargner les détails, même si je t’assure que c’est beaucoup plus sexuel qu’un bain dans une piscine. » Je ne pouvais m’empêcher de lui lancer un clin d’oeil entendu, pour voir sa réaction. La gêner ? Ce n’était pas du tout un soucis pour moi, au contraire. Si vous ne l’aviez pas compris, j’avais besoin de m’amuser pour supporter le poids de l’immortalité. Sinon… Je deviendrais à n’en pas douter, complètement fou. Je l’avais déjà été, et ça n’avait pas été beau à voir. Oh non. Haussant un sourcil à sa remarque, une moue amusée apparue sur mon visage. « Un ange salvateur », hein ? Je penses qu’un certains nombre de personnes ne seraient pas d’accord avec elle. « Oh, détrompe-toi. C’est vrai que je suis loin d’être aussi sanguinaire de certaines personnes de ma race, mais je suis loin d’être un ange. » Je n’épiloguais pas sur le sujet, parce que j’avais essayé depuis longtemps de ne pas céder à mes pulsions les plus sombre. Et pour ça… rien de mieux que de me divertir pour oublier ces facettes ? Et lorsque c’était trop dur, je m’isolais, seul avec mes plantes, cherchant une communion presque parfaite avec la nature, le moyen le plus efficace que j’avais de me recentrer sur ce qui était important, et de ne pas me laisser dominer par mes désirs les plus fous. Je pensais à tout ça, mais je souriais en même temps à Helena, l’applaudissant dans son succès. « Bravo ! Cela mérite bien une petite récompense. Allez, pour la peine, je t’offre ce briquet. » Devant son émerveillement, sa volonté de tout découvrir, malgré sa peur, j’avais l’impression d’être devant une enfant. C’était une enfant pour moi, après tout, compte tenue de mon âge. Même si elle avait déjà été mère. J’avais presque oublié à quel jeune âge on se mariait à l’époque. Ah nouveau, Helena s’émerveilla devant les rollers. Mon regard s’attarda sur elle, pensif. Je n’étais qu’un vieux débris qui avait oublié la magie de l’émerveillement. Et Helena me permettait de la retrouver. De sortir de mon train-train, de voir que j’étais entouré de choses remarquable.

Me laissant entraîner par Helena, mon coeur hésitait entre plonger dans la mélancolie de tout ce que j’avais perdu, ou dans le bonheur d’avoir retrouver cette magie. Finalement, mon esprit trancha. Malgré la nostalgie qui me serait le coeur, ou ce qui m’en restait, j’avais décidé de continuer un maximum de temps de vivre parmi les humains, et je ne pourrais le faire qu’en étant heureux. Sinon… Je risquais tout simplement de finir par perdre les pédales. Comme avant. « Très bien ! Allons faire les boutiques. Donne t-en à coeur joie, c’est moi qui offre ! » Oui, parce que niveau argent, je n’avais pas trop de problème, l’entreprise pharmaceutique que j’avais créée il y a près de deux siècles marchant toujours à merveille et remplissant mon compte bancaire. « Bien, alors, on va commencer par les rollers. J’ai vraiment hâte de te voir essayer, ça va être marrant. Alors, où peut-on en trouver ? Ah ! Oui, je sais ! » Je venais de m’en souvenir. Tirant Helena dans une ruelle plus isolée, je lui pris la main et nous téléportait dans une ruelle à proximité de la grande avenue marchande de la ville grâce à mon mimétisme black mist. « Désolé, j’aurais peut-être dû te prévenir avant que j’allais faire ça. Disons que je n’avais pas envie de perdre mon temps dans les transports bruyants et malodorants de la ville.» Mon sourire moqueur montrait bien que je n’étais pas désolé du tout, mais ça m’était égal. Disons que ça aurait été bien moins drôle si Helena s’y était préparée. Enfin, on finit par arriver devant le magasin de sport auquel j’avais pensé. Lui ouvrant la porte pour qu’elle entre, je me dirigeais vers le rayon rollers, avant de me tourner d’un air nonchalant : « Bien, il ne manque plus qu’à faire les essayages. Je te laisse choisir ton modèle et ta pointure. Ah ! Et je te conseil de les essayer pour être sûr que ça ne te fasse pas mal. » Bon, même si je n’avais pas envie de le dire, j’étais tout excité à l’idée de la voir essayer les rollers. Non mais sérieusement, vous y croyez ? Quelqu’un de sage comme moi ?
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Helena Vasilis
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Dim 9 Oct - 17:43
Théodoros H. Phytondoron a écrit:
Elle acquiesça aux paroles de Théodoros vis-à-vis des inventions en termes de transport ou d’éclairage.  En « théorie », elle adhérait. En pratique, son estomac entre-autre avait un mal fou à s’adapter au rythme effarant et impressionnant de ces nouvelles machines de mortels. Il y a quelques jours, elle aurait demandé naïvement comment il était possible de faire confiance à de simples humains pour des machines si dangereuses et si performantes mais, lorsqu’elle avait vu un jeune garçon d’à peine seize ans conduire avec art une « voiture », elle comprit que l’époque où les demi-dieux excellaient bien mieux dans bien des domaines étaient « presque » révolue. Dorénavant, les mortels pouvaient faire des miracles, à rendre jaloux Héphaïstos lui-même qui sait !

Par contre, elle se contentait de lui lancer un regard perdu et ennuyé lorsqu’il attaqua le sujet d’Internet. D’une, elle n’avait rien compris à tout ce charabia car tantôt les concepts étaient dépassés, tantôt les concepts n'avaient aucune définition associée. Par exemple, à son époque, un réseau était une organisation d’hommes et de femmes et il suffisait d’entrer en contact avec l’un ou l’autre. Il n’y avait nul besoin d’ordinateur, vous dira-t-elle. Cependant, elle n’était pas stupide, elle comprenait que ce terme cachait autre chose « aujourd’hui ». Elle préférait se taire et poser la question à des personnes plus adéquates. Théodoros semblait s’y perdre autant qu’elle en l'occurence, ce qui la rassurait un tantinet.

Pour finir, après avoir acquiescé, puis avoir été neutre, elle montra sa totale désapprobation au sujet de l’ère romaine. Ses joues s’enflammaient à contrecœur et elle détourna pudiquement son regard. Une telle réaction de la part d’une femme qui avait déjà été mariée une fois, et avait été mère à deux reprises, pouvait étonner certains mais à son époque, même les relations conjugales étaient très réglementées, voire très chaotiques. Certains dormaient dans des lits séparés, les maîtresses n’étaient que monnaie courante … Quant à elle, son mariage n’avait pas été un long fleuve calme. Sa première fausse couche l’avait détruite moralement, la rendant un tantinet plus froide vis-à-vis de son époux, non pas pour le punir mais par honte : elle avait été incapable de protéger cette vie. Elle avait failli à son rôle le plus essentiel, à ses yeux. Son attitude n'avait guère aidée le couple à vivre pleinement l'expérience du "jeune couple". Une pensée drôle de Théodoros qui, un court instant, l’emportait dans une stupide nostalgie. La nature humaine était bien étrange, vous diriez-vous.

Heureusement, le sujet prit une tournure plus amusant. Il offrait le briquet, ce qu’elle acceptait avec un grand plaisir. Cependant, presqu’aussitôt après, elle eut droit à une tout autre surprise, presque aussi désagréable que son long voyage de Las Vegas à Salt Lake City en bus : la téléportation. Sentir son corps être aspiré, puis comprimé dans long tube étroit et finir par être éjectée comme un vulgaire chiffon sur la terre ferme à nouveau étaient des sentiments très, très, très désagréables. Elle en avait le souffle coupé, accompagné d'un vertige ou deux. Elle mit quelques substantielles secondes à se remettre, et à comprendre ce qu’elle venait de vivre. Pour toute réponse à « l’excuse » du démon – qui n’en était pas vraiment un au vu de son sourire moqueur – , elle lui lançait un regard tantôt accusateur, tantôt désapprobatrice, tantôt amusée. L’expérience était intéressante, avec du recul, mais prévenir aurait été la moindre des choses. Plus gentleman, une notion qui semblait se perdre considérablement parmi cette nouvelle génération.

Par contre, rien ne l’aurait préparé au spectacle qui allait s’offrir à elle. C’est complètement abasourdi qu’elle suivait Théodoros. Elle regardait les vélos au mille couleurs et formes, elle lança des regards curieux aux skateboards, elle analysait curieusement les bâtons de ski et rigolait devant les ballons multicolores pour divers sports dont elle ne connaissait pas tous évidemment.

- C’est … énorme, finit-elle par dire, ne trouvant pas de mot. Ne connaissent-ils donc pas la notion de mesure ? J’ai déjà vu « Las Vegas », j’ai vu ces « centres commerciaux » … Et pourtant, ils font des choses toujours plus grands, ou toujours plus … excessifs. Il y a de quoi fournir une ville entière avec tout cela, non ?

A son époque, acheter un produit signifiait l’utiliser à vie. Elle n’avait pas encore assimilé le concept de « panne programmée » de diverses enseignes, afin que le produit se dégrade à un certain point, pour que le client revienne consommer ! Le jour où on lui expliquera ce point-là, elle sera clairement choquée et alarmée qu’une telle escroquerie puisse être mondialement acceptée.

- Essayer ? Ces choses ne sont-elles pas faites sur mesure ? demanda-t-elle sincèrement.

Helena était issue d’une famille anglaise bourgeoise. Elle avait coutume à ce que tout soit fait sur mesure par quelques habiles mains, et non qu’elle choisisse parmi une sélection déjà pré-faites. Elle ne savait pas quoi penser, à vrai dire : bonne chose car elle gagnait du temps, et mauvaise chose car rien n’était fait à son image point par point ?

- Oh je vois, comme dans les « centres commerciaux », nous devons nous servir. Très bien, commença-t-elle à dire en longeant le long des rayons et finissant par opter pour un modèle blanc et bleu avec des reflets argentés. Pourquoi les couleurs sont si criardes et si primaires .... ? se marmonna-t-elle.

Elle finit par les enfiler et se relever tant bien que mal en prenant appui sur Théodoros.

- C’est comme le patin à glace, n’est-ce pas ? Essayons ! annonça-t-elle, sûre d’elle-même.

Si effectivement, elle réussissait les premières secondes, l’affaire se compliquait lorsqu’il était question de freiner. En patinoire, il fallait légèrement rentrer les pieds vers l’avant, ce qui était plus complexe avec les rollers. Son calcul fut assez mauvais, et elle fonçait tout droit vers une petite foule mouvante qui déambulait de rayon en rayon. Elle finit par s’accrocher à une personne … pour tomber. Elle entendit un formidable « Scratch » suivi d’un merveilleux « OHMONDIEU ». Elle venait d’arracher de bout en bout la robe faite d’un tissu léger d’une dame de la quarantaine.

- Oups … se dit-elle, ne sachant pas vraiment quoi dire. Je suis si confuse ...

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Théodoros H. Phytondoron
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Dim 23 Oct - 18:39
Bon, vu le regard qu’Helena me lança, Internet restait encore un mystère pour elle. En fait, je devais dire que ça restait aussi un mystère pour moi. En quoi la manière dont ça fonctionnait pouvait m’intéresser ? Tant que c’était pratique, je l’utilisais du mieux que je pouvais avec mes quelques connaissances. Mais il était vrai que moi, j’avais eu tout le temps pour m’y habituer petit à petit. Pour Helena, ce n’était pas qu’Internet qui était un mystère, mais le monde tout entier. Je crois que j’aurais bien aimé me retrouver à sa place, ne serait-ce que pour le côté grisant. Sérieusement, quelle était la dernière fois où j’avais sentit mon coeur battre à cent à l’heure, emporté par l’émotion et l’émerveillement ? Ou même par l’adrénaline. Non, je restais blasé de tout. Il en fallait beaucoup pour me surprendre maintenant. Même les humains y arrivaient de moins en moins. Je m’étais peut-être isolé pendant assez longtemps, je n’avais pas eu trop de mal à me réadapter à la civilisation. Eh oui, encore une facette négative de cette longévité : j’avais pris l’habitude de devoir m’adapter à de nouvelles civilisations… maintenant, même ça devenait ennuyant. Non, ce qui était amusant, c’était les personnes hors de leur temps. Comme Helena maintenant. Qui ressemblait à une tomate. Explosant de rire, je ne pouvais me demander si elle avait déjà vu un film avec des scènes de sexe et de nus… Sinon, ça pourrait être marrant. C’était tellement monnaie courante. J’imaginais déjà sa tête si je l’emmenais au cinéma pour voir un film romantique. Ou si je lui montrais Game of Throne. Oh oui, ça promettait d’être hilarant. « Ouh, j’ai tellement de chose à te montrer… Il faut absolument que tu viennes chez moi, un de ces jours… » Et je continuais à rire dans ma barbe, ne pouvant m’en empêcher. Alors imaginez ma réaction face à son regard désapprobateur, suite à notre téléportation. Voir les émotions passer sur son visage. C’était fou ce que les humains étaient facile à lire. Enfin, j’étais sûr que son humeur allait s’arranger en entrant dans le magasin.

Et… Bingo ! Encore cet air émerveillé. Je la laissais regarder tout, ne voyant pas trop ce qu’on pouvait trouver d’intéressant à un vélo. C’était vrai quoi, c’était juste un engin avec des roues. Oui, les magasins de sport… C’était vraiment pas l’endroit où l’on pouvait espérer me voir traîner. Le seul sport intéressant, c’était l’art du combat. Utile et toujours surprenant. Mais j’avoue que tout ce qui était course, natation, cyclisme,… Je ne voyais pas ce qu’on pouvait bien trouver à ces activités. « La notion de mesure ? Je crois bien que ça n’a jamais été un mot aimé par les humains ma chère. À toutes époques, tout devait toujours être plus grand, plus beau, plus impressionant que par le passé. La nouveauté, c’est qu’à cette époque, on prête plus d’attention à la quantité qu’à la qualité. Même s’il n’y a peut-être pas de quoi fournir une ville entière avec ce seul magasin… » Je la traînais jusqu’au rayons des coller, quand elle me demanda si ce n’était pas fait sur mesure. Ah non… C’était d’ailleurs une des choses qui me manquait le plus. « Du sûr mesure ? Oh non… Tu peux avoir l’impression d’avoir un choix immense, mais finalement, tout se ressemble et rien n’est unique, ou presque, dans cette société. » Mais Helena avait déjà l’air briefé sur les centres commercial, et se mis à chercher sa pointure. Et moi, je restais là, planté, à la regarder faire, mon esprit fixé que sur une seule chose : mon impatience à ce qu’elle essaye. Enfin, de l’impatience, tout était relatif. Disons plutôt de la curiosité. Hochant la tête je confirmais que oui, les rollers étaient comme le patin à glace. J’avais juste omis de lui préciser que la sensation était tout de même assez différente, et surtout… Je ne lui avais en rien expliqué comment s’arrêter. À ma décharge, elle était parti avant que je n’ai pu dire le moindre mot. Si, si, je vous assure. Et voilà que le catastrophe ne manqua pas d’arriver. Je me retenais d’éclater de rire en voyant qu’Helena avait tout simplement arracher la robe d’une dame. Mais quand je vis pleins de gens sortir leur portable, là, je ne pus pas résister. J’éclatais tout simplement. Ce qui n’était pas vraiment poli… Ce qui me faisait encore plus rire. « Ça va Helena ? Tu ne t’es pas fait mal ? » Puis je me tournais vers la dame. « Excusez mon amie… Bien sûr, on vous remboursera votre robe… » Et voilà qu’elle se mis à m’invectiver et à nous traiter de danger publique. Ce qui était totalement injuste puisque c’était seulement Helena le danger publique, pas moi. Et elle continuait, encore et encore. Lorsqu’elle nous parla de nous trainer en justice, je me contentais de sourire un peu plus, avant d’activer mon pouvoir d’illusion démoniaque. Elle eut si peur qu’elle en arrêta de crier. Du coup, j’en profitais pour relever Helena. « Alors ? Ces rollers te conviennent ? Du coup, si tu veux les acheter, fais-toi plaisir… par contre, on devrait partir avant que ta nouvelle amie se remette à nous crier dessus. C’est amusant mais… seulement quelques minutes… » Et ensuite, je traînais Helena hors de la boutique, histoire d’être sûr de ne pas être poursuivi par la mégère de 40 ans. Bien, maintenant… Que faire.. Mmmmh… Une question intéressante. Je crois que j’allais laisser Helena me surprendre : « Bon, et maintenant ? Où est-ce que je vous accompagne, ma chère ? » Et je me rendis compte que j’avais toujours le paquet sous le bras… « Tu veux peut-être utiliser tes rollers… Si tu veux, Tu peux même t’accrocher à moi pour éviter de rentrer dans les autres…. Bien que j’avoue que j’aimerais bien te voir retirer deux-trois vêtements à certaines personnes… Par exemple, tu penses que tu pourrais faire exprès de rentrer dans cette charmante jeune fille ? » Je lui lançais un regard angélique en lui désignant une fille superbe avec sa petite jupe et son débardeur…

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Helena Vasilis
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Mar 1 Nov - 2:19
A « son » époque, la population mondiale devait à peine dépasser les un milliard d’habitants sur terre, éparpillés partout au travers du globe. Aujourd’hui, cette densité avait été multipliée par dix, une mesure que la demoiselle avait encore du mal à assimiler. Dès l’instant où elle avait eu vent de ces affaires de pénuries mondiales « en prévision », elle s’était contentée d’ouvrir grand les yeux, et de rire. Non, dans « son » monde, une telle pénurie était inenvisageable. Oui, il y avait la pauvreté, et il y avait la famine, mais c’était passager, et cela ne touchait qu’un groupuscule. Nullement le monde entier, en somme. Le magasin de sport s’apparentait un tantinet à cette mentalité : il y avait assez à ses yeux pour fournir une ville entière pour une vie, et l’idée d’une « pénurie » lui semblait invraisemblable. Ses couturières ou maçons n’avaient pas un millier de produits : c’était deux ou trois dans l’année, et les meilleurs – cela allait de soi.

- Es-tu certain que ce magasin est incapable de fournir toute la ville ? Il y a tellement de choses ! s
’étonna-t-elle comme une enfant.

Cependant, voilà un fait dont elle n’allait plus se préoccuper suite à son malheureux incident. Plusieurs personnes prenaient leur « téléphone », riant devant ces carrés noirs et tapotant sur l’écran frénétiquement. Elle entendait des « like » ou des « youtube » ici et là, des mots qui lui étaient vaguement similaires – elle entendait souvent ces étranges mots au sein du Bunker. Aujourd’hui, elle comprenait que c’était un mouvement culturel, voire populaire, majeur à cette époque-ci. Elle se promettait de se pencher sur cette affaire plus sérieusement.

« Mes rêves doivent s’adapter à ce temps » se disait-elle tout en tentant de se relever maladroitement. La femme vociférait, parlant de justice à mainte reprise. Cette partie-ci, qu’importe les années, elle le comprenait : Justice, voilà un mot bien immuable au temps, et aux mœurs. La question était de savoir comment était la justice de cette ère nouvelle et ce qu’elle apportait concrètement. La peine de mort ? La torture ? L’emprisonnement ? Le paiement financier ? Cependant, elle n’eut pas à s’en préoccuper bien longtemps. Soudainement, suite à un échange de regard avec le Démon, la demoiselle se tut. Ses pupilles étaient comme dilatées, à croire qu’elle venait de vivre une peur intense.

Elle écoutait à peine Théodoros, bien trop préoccupée par la démonstration de son talent de tout à l’heure. Oh, elle l’avait rencontré à quelques reprises mais d’aussi loin qu’elle se souvienne, elle n’avait pas assisté vraiment à une démonstration de pouvoir aussi « directe » à l’encontre d’une « personne ». La curiosité la rongeait. Qu’était-il advenu à cette pauvre femme ? Quoique, le mot « pauvre » était-elle applicable à sa condition ? Elle n’aurait pas dû porter une robe si légère ! Très vite, la culpabilité naissante de l’Anglaise disparue pour cette arrogance et cette assurance trop caractéristique de l’aristocratie de l’époque.

- Tu n’as guère besoin de moi. Je suppose que tu sais mieux que moi aborder une femme, avec ta longue expérience, ta longue longévité et toutes ces existences auprès de ces décadents Romains ou autres époques fantastiques ! le taquina-t-elle. Mais moi, je ne suis qu’une pauvre mortelle à l’existence trop courte et à l’expérience trop insuffisante pour entreprendre une telle chose. Cependant, je peux bien faire une chose : je m'excuse sincèrement dans l'embarras dans lequel je t'ai mis, cher ami. Et je te remercie de m'avoir apporté ton aide, vis-à-vis de cette mégère ! dit-elle en souriant avec un certain amusement.

Ignorant royalement les regards de Théodoros, ou des passants, elle remit vaillamment les rollers. Elle en avait « littéralement » rêvé durant sa prime jeunesse, alors il était hors de question de s’arrêter sur une simple « défaite » ou « accident ». De plus, malgré les années, elle n’en restait pas moins une « jeune » demi-déesse – du moins physiquement – et son hyperactivité était encore au goût du jour. En somme, elle « devait » le faire : tout son corps l’exigeait à grand cri. Ces quatre siècles au Lotus Casino avaient été un véritable enfer, et elle avait presque mis un an à se remettre dans un semblant de « forme ».

- Je commence à avoir faim. Est-ce que tu peux avoir faim ? demanda-t-elle sincèrement, s’interrogeant soudainement à la condition des êtres surnaturels. Ils étaient comme les divins, seulement « moins » puissants. Mourir de faim était donc une tâche « impossible ». Dès lors, avaient-ils besoin de se nourrir ? Si oui, pourquoi ? Si oui, de quoi ? SI non, les aliments avaient-ils goût ?

Elle posait les questions, tout en se concentrant sur ses rollers, n’hésitant pas à s’agripper subitement, et avec force aux épaules ou aux bras de son ami démoniaque dès qu’elle perdait l’équilibre, ou chanceler, ou souhaiter freiner. Cependant, au vu de sa condition assez « spéciale », et des nombreux entraînements du passé – comme récent, à vrai dire – elle ne tarda pas à comprendre la mécanique de la chose, et à gagner en confiance et en équilibre.

- Tu aurais dû acheter des rollers, aussi. Nous aurions fait des courses ! se lamenta-t-elle à moitié, véritablement déçue de ne pas pouvoir se mesurer à quelqu’un tout d’abord. Mais, ces choses sont si formidables ! ET pourtant, personne n’en porte ! Où alors, on les utilise dans d’autres circonstances …

Elle cherchait à comprendre, et réfléchissait à haute voix, dans l’espoir que peut-être, ce démon avait une réponse à donner. Il savait tellement plus qu’elle, il n’y avait nul doute à  cela !


Spoiler:
 

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Théodoros H. Phytondoron
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Jeu 10 Nov - 23:08
Je regardais Helena s’amuser dans le magasin, écoutant son exclamation. Je secouais la tête, assez d’accord avec elle. En plus, sérieusement, pourquoi il fallait toujours le plus beau vélo, le plus beau survêtement, le meilleur équipement, enfin vous voyez le truc. « Pour être certain, je le suis. Disons que ce serait possible… si cette société n’était pas autant une société de consommation. Un an, et hop ! il faut déjà changer ses chaussures, son jogging, et retourner faire les magasins… » Je ne savais pas si ça me dépité, si ça m’intriguait, si… Non, en fait, ça m’amusait. Surtout lorsque j’essayais d’imaginer comment une telle société pouvait évoluer. Est-ce qu’elle allait consommer toujours plus ? Ou au contraire, allait-elle finir par trouver ce modèle absurde et créer un nouveau type de consommation. Une question bien intéressante si vous voulez mon avis. Puis il y a eu la petite crise de la dame dans laquelle Helena avait foncé. Qui s’était terminée par mon soin. J’avais bien remarqué l’air absent de la fille de Morphée alors que je lui parlais, mais j’aimais bien cet air songeur qui se lisait sur son visage. Oui, c’était un rappel à ma puissance, puissance à laquelle je tenais, bien que j’aime jouer à l’humain pour passer le temps.

Une fois dans la rue, elle se décida à parler. Un sourire conquérant sur le visage, je me rappelais bien de certaines rencontre, de certains moment passé en compagnie de la gente féminine, de bons souvenir, je devais bien l’avouer… « Et alors ? Il faut toujours tenter de nouvelles approches. Et puis… voir une jolie demoiselle déchirer les vêtements d’un autre jolie demoiselle en pleine rue… C’est un fantasme que je n’ai pas encore assouvie… La mégère ne compte pas, bien sûr… » Je lui lançais un clin d’oeil appuyé, rien que pour voir sa réaction typique d’une femme issue de la bourgeoisie victorienne. Je crois que ça, je ne m’en lasserais pas. Mais à la suite, je redevins sérieux, la regardant droit dans les yeux, avec insistance, le regard plus sombre. « Ne dis jamais ça. Ne te pleins jamais des expérience que tu peux faire en tant que mortelle. Justement, c’est cette mortalité qui rend tout… plus intense… » Je restais quelques secondes, comme ça, le regard perdu dans le vide, avant de finir ma phrase comme si de rien était, tendant mon bras à Helena, une fois qu’elle avait mis ses rollers, afin de l’aider à garder son équilibre. « Quant à l’expérience… Ne t’inquiète donc pas pour ça, il n’est jamais trop tôt par en acquérir… » Puis, je secouais la tête. « Dans l’embarras ?! Tu rigole ! C’était bien distrayant… Et la faire taire comme ça… mmmh… je crois que je ne m’en lasserais pas… »

Aaaah ! La question à cent milles dollars. Est-ce que je pouvais avoir faim… Je devais avouer, ça me faisait rire. En entendant la phrase d’Helena, je ne pouvais m’empêcher de penser à Twilight. Pourquoi j’avais lu ce torchon déjà ? ah oui ! Pour essayer de me rapprocher des humains, particulièrement de mes élèves. Et j’avais lu les quatre tomes, rien que pour ça, je méritais une médaille. Et je ne pouvais m’empêcher de penser aux vampires pour lesquels la nourriture avait le goût de terre ou de carton. Brrrr… Leur vie devait être un enfer. Profiter des bonnes choses de la vie, en tout cas essayer, comme la nourriture, c’était quelque chose de tellement important pour moi que je n’imaginais pas en être privé. « Bien sûr que je peux avoir faim. C’est juste que ça ne me suffit largement pas à mon alimentation… » Je lançais un regard horrifié à Helena, en entendant la suite. Quoi ?! Elle m’imaginait vraiment avec des rollers ? J’avais passé l’âge de me casser la figure devant tout le monde, je préférais quand c’était les autres qui faisaient leur cascades. Mais la voir comme me donnait presque envie, c’est vrai… « Mmmh… Peut-être.. Une autre fois… Quoique… » Avec un regard pétillant, je venais de me rendre compte qu’Helena me donnait une idée. Faisant apparaître grâce à mon mimétisme une boîte de rollers dans les mains, oui j’avais pas payé, et alors, je me dépêchais de les chausser. Comme ça, j’allais pouvoir faire cette maudite course avec Helena, mais surtout… Avoir le plaisir de me pointer dans un restaurant en rollers. « Donc… Tu as faim, c’est bien ça ? Alors vas-y, je te mets au défis de tenir le rythme ! » Et je m’élançais, n’hésitant pas à bousculer les passants sur mon passage, jusqu’à arriver dans un grand restaurant super chic. Et je me fis une joie d’entrer en rollers, accompagné d’Helena, demandant une table et montrant avec ostentation ma golden card. Non, vraiment, je ne regrettais pas le déplacement.

TERMINÉ

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1.04 ♪ Une figure du passé [Théo']
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