Tumblr we ♥ pj rpg.Level Up!talents treesQuests and missionsThe PleiadesSpécial AbilitiesDivine ShopTerritorial warThe Bestiary
A savoir
# Ce forum est en pause indéterminée.


WANTED POSTER

■ Wanted PJiens, PJiennes, la traque est lancée autant chez les pro-olympiens, que les insurgés. C'est la guerre, il n'y a plus de limite en terme d'horreurs. Voici les récompenses capture.
□ Pour les divinités supérieurs | 300 PE de base - 500 PE pour la fuite ou la capture définitive. (concerne Ouranos, Zeus, Poséidon et Hadès)
□ Pour les divinités | 300 PE de base - 450 PE pour la fuite ou la capture définitive. (concerne olympiens, astraïens, dieux mineurs, astraïens)
□ Pour les chefs de camp | 300 PE de base - 300 PE pour la fuite ou la capture définitive.
□ chefs de brigade | 250 PE de base - 250 PE pour la fuite ou la capture définitive.
□ Les êtres surnaturels | 250 PE de base - 250 PE pour la fuite ou la capture définitive.
□ Les soldats insurgés, grecs et romains | 200 PE de base - 200 PE pour la fuite ou la capture définitive.
● Nota Bene ●
○ Les parques ont mis fin à l'ascension de Chaos en le renvoyant dans le néant ○ Zeus est de retour sur l'Olympe ○ Ouranos fait appel aux "anciens déchus" d'autres astraiens pour mener la guerre contre les olympiens ○ La "Grande Guerre" est lancée ○
○ Relancement du Wanted; Zeus et Ouranos lance la traque de leurs ennemis ○ Les grecs et les romains sont en désaccord pour la guerre des territoires ○ Les deux camps (grec et romain) sont également en compétition, pour la récompense honorifique ○
Percy Jackson RPG
« Out in the city, in the cold world outside, i don't want pity, just a safe place to hide. »

 :: San Francisco Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

I.03.2 - Meeting in bends of a path

avatar
Nombre de messages : 1782
Points d'expériences : 14619

Ma petite quête sur moi
Dieu/Déesse: Athéna
Niveau: 20
Les pouvoirs: omnilinguie et détection des points faibles des adversaires et téléportation / évolutions : tour de Babel et bouclier physique
Voir le profil de l'utilisateur




Evanna C. Rose
dreamy reader φ chef de la 3ème brigade
Sam 20 Fév - 23:52
2 décembre 2015 - San Francisco. C’était à peu prêt le milieu de l’après-midi et j’avais décidé de passer un peu de temps avec mon père. Après tout, même si j’étais retourné habiter avec lui, on ne se parlait pratiquement pas, et j’avoue que voir ne conversation tourner autour du temps qu’il a fait et de « passe-moi le sel » ou ce genre de phrase était assez… déprimant. Le problème, c’était qu’il ne voulait rien entendre au sujet des insurgés, n’acceptant pas vraiment que j’ai « trahis » ma mère. Et j’avais rapidement appris à éviter de lui parler de son travail, étant donné qu’il arrêtait pas de me faire des piques au sujet de mon changement de camp. Je savais bien que la seule raison pour laquelle il supportait ma présence et m’aidait, était parce que j’étais sa fille, et qu’il avait toujours voulu le meilleur pour moi. Mon bien-être. Et c’était encore le cas, même s’il était extrêmement déçu par mes derniers choix. Bref, j’avais voulu lui faire une surprise et aller le voir à son travail pour lui demander s’il était partant pour une sortie ciné-resto ce soir. Mais évidemment, il n’était pas là. L’un des nombreux problèmes d’avoir un papa flic : on n’arrivait jamais à le joindre. Peut-être que si j’avais eu un portable, cela aurait été plus simple, mais la technologie et les demi-dieux faisaient rarement bon ménage. Excepté peut-être pour certains enfants d’Hermès et d’Héphaïstos. Enfin, je n’avais plus qu’à rentrer au bunker. Seulement voilà, ça ne me tentait pas du tout. Je savais que ce n’était pas le cas, mais je ne pouvais m’empêcher de penser que son absence au travail était dû au fait qu’il m’en voulait encore. Et j’avais besoin de me retrouver un peu seule afin de réfléchir sur tout ça, et surtout de me convaincre qu’il était encore possible de réparer les pots cassés avec mon père.

Or, à San Francisco, il y avait un endroit où j’adorais me retrouver seule avec moi-même : au japenese tea garden. J’adorais l’architecture de ce lieu, je n’y pouvais rien, tout dans ces bâtiments de style asiatique invitait à la sérénité. Cela devait sûrement venir du fait de la grande importance qu’avait la végétation dans le paysage. Et à mon imagination peut-être un peu trop débordante qui me faisait m’imaginer voir des personnes habillées en kimono, en train de boire un bon thé. Et surtout, je ne pouvais m’empêcher d’apprécier le peu de gens qui se baladait aujourd’hui, le calme qu’il y avait. Parce que si ce n’était pas un endroit extrêmement bruyant, il y avait, dans mes souvenirs, beaucoup plus de monde que ça. Cependant, il fallait bien avouer que je n’y étais pas revenue depuis… depuis la prise des camps, c’est-à-dire depuis environ deux ans. M’arrêtant en haut d’un pont, je regardais l’eau s’écouler lentement en dessous de moi. Deux ans. Déjà. J’avais l’impression bizarre qu’il s’était passé beaucoup trop de chose pour que ça ne fasse que deux années, mais que tout cela était allé tellement vite que je croyais qu’il n’y avait que quelques mois que j’étais prisonnière. Si j’avais passé les 16 premières années de ma vie à m’ennuyer et à rêver d’avoir une existence plus trépidante, tout en y retirant le côté monstre et fille d’Athéna, je regrettais un peu l’époque que j’avais vécue juste avant la prise des camps.

Mais ça ne servait à rien de ressasser tout ça. Je commençais de m’adapter chez les insurgés, je ne me sentais plus aussi seule qu’avant, notamment grâce à des personnes comme Korra ou Eivlys. Redressant la tête, mon regard croisa celui d’une personne que je ne pensais plus revoir en dehors des combats. Annabeth. Ma soeur, même si je doutais qu’elle apprécie que je l’appelle comme ça. D’un coup, ma dernière entrevue avec elle me revint en mémoire. La colère que j’avais lu dans son regard, et que je ne pouvais pas lui reprocher. J’avais toujours regretté de ne pas avoir pu l’aider. Mais j’avais fait un choix à ce moment-là. J’avais choisi un camp, et je n’aurais de toute façon pas eu la force de revenir à la colonie, même si je l’avais aidé. Et comme j’étais loin d’être assez forte pour m’en sortir toute seule, j’avais décidé de ne rien faire qui puisse compromettre mon intégration chez les insurgés. Enfin, je n’allais pas continuer à essayer de me déculpabiliser en m’énumérant toutes les raisons pour lesquelles j’avais agis comme je l’ai fait. Non, je me contentais de regarder Annabeth, me demandant ce qu’elle allait faire. Les larmes m’étaient à nouveau montées aux yeux, mais je ne pleurerais pas. Je n’en avais pas le droit, après tout, si tout ce qui s’était passé n’était pas de ma faute, j’aurais largement pu aider Annabeth. Et si je savais que je ne faisais pas le poids face à ma soeur, que si elle décidait de faire… je ne sais quoi, je ne pourrais rien faire pour l’en empêcher, j’avais décidé de ne pas fuir, d’essayer de… je savais même pas ce que je voulais faire en restant debout, sur le pont, le regard rivé sur ma soeur.

_________________

Can to be absent-minded look like the madness?
A smile, a kind word, a stalk of carefreeness and a good dose of curiosity. Here is how I see my life at the moment. Discover always more thing, live finally! In spite of the fear, in spite of difficulty, I finally managed to be happy. A tiny, fragile happiness, but which warms the heart.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Nombre de messages : 2993
Localisation : Cachée
Points d'expériences : 762

Ma petite quête sur moi
Dieu/Déesse: Athéna
Niveau: 21
Les pouvoirs: Capacités cérébrales sur-développées / Bouclier physique * Apprentissage Instantané / Mimétisme attaque * Ostéokinésie / Ostéokinésie Avancée
Voir le profil de l'utilisateur




Annabeth Chase
The Greek Strategist * The Architect of Olympus
Ven 18 Mar - 21:16
2 décembre 2015 - Mon père m’avait dit qu’aller faire un tour au jardin japonais de San Francisco me ferait du bien, que l’endroit est tellement calme et serein que même mes demi-frères parviennent à s’y tenir tranquille. Comme si l’endroit possédait des propriétés magiques apaisant l’âme ou je ne sais quoi. Mais depuis que je suis toute petite, je sais que le monde est bien plus étrange que ce que l’on pense. Ça ne m’étonnerait pas du tout que ce jardin soit béni par Déméter ou toute autre divinité de la nature. J’avais donc décidé d’y faire un tour rapide durant ma dernière journée chez mon père. Sortir en dehors de la colonie ou bien Nysa est de plus en plus dangereux, surtout après la chute de Gaïa où c’est le bordel monstre dans le monde mythologique avec notamment l’arrivée imprévue d’Ouranos. Alors que j’ai presque fini de faire le tour, prenant mon temps pour observer les gens et les lieux, inspirant profondément et soupirant de bonheur dans cette atmosphère calme et paisible si propice à la lecture, je remarque quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. Evanna. Parce que je ne peux plus l’appeler simplement Eva ou sœurette. Trop de choses nous séparent, trop de choses amères se sont glissées entre nous. Elle aurait pu me délivrer et elle ne l’a pas fait. Elle aurait pu m’épargner un mois entier de souffrances presque un an de réhabilitation, autant physique que mentale. La colère ressurgit alors que je m’arrête en plein milieu du chemin soigneusement tracé, juste à côté de la petite rivière qui coule sous le pont sur lequel elle se tient. Mon regard se braque dans le sien, je sais qu’elle m’a reconnu aussi.

Tous les souvenirs de ma torture me reviennent immédiatement en mémoire et je porte brièvement la main à ma poitrine en ressentant une douleur fantôme. Mais la crise passe rapidement et toute la colère se transforme en amertume. Il m’a fallut du temps, beaucoup de temps pour pouvoir aller de l’avant. Je ne peux pas lui pardonner, mais au moins, aujourd’hui je ne ressens plus l’envie meurtrière de lui faire regretter sa lâcheté. Parce que je ne suis pas un monstre du genre de Tyler pour me venger de la sorte et qu’au fond, nous avons partagés de si bons moments. Alors je reprends ma route, continuant d’avancer sur le chemin tracé soigneusement jusqu’à arriver sur le pont où elle se trouve. Je m’accoude à la rambarde à ses côtés, suffisamment proche pour pouvoir parler sans élever la voix, mais suffisamment loin pour ne pas pouvoir la toucher, autant pour ma sécurité que la sienne. Même si depuis notre retour de la Grande Quête, je serai capable de la faire se plier de douleur d’un simple regard. Je soupire en lui jetant un bref regard, très rapide, simplement pour être certaine que c’est bien elle. Je me surprends même à être soulagée de voir qu’elle n’a pas l’air blessée, qu’elle ne souffre pas de la main des insurgés. Qu’elle a réussi à s’intégrer même si son intégration a nécessité ma torture. Je me mords les lèvres et fixe mon regard sur l’eau en contrebas, joignant mes mains alors que mes coudes s’appuient sur le bois peint. « Tu te souviens de ce cyclope pour lequel nous avions dansé ? » est la première chose qui me passe par la tête.

code by sixty


_________________

I never knew I could feel like this Like I've never seen the sky before Want to vanish inside your kiss Every day I love you more and more Listen to my heart Can you hear it sing ? Come back to me and forgive everything Seasons may change Winter to spring But I'll love you 'til the end of time Come what may Come what may I will love until my duying day
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Nombre de messages : 1782
Points d'expériences : 14619

Ma petite quête sur moi
Dieu/Déesse: Athéna
Niveau: 20
Les pouvoirs: omnilinguie et détection des points faibles des adversaires et téléportation / évolutions : tour de Babel et bouclier physique
Voir le profil de l'utilisateur




Evanna C. Rose
dreamy reader φ chef de la 3ème brigade
Jeu 7 Avr - 22:16
Annabeth aussi m’avait vu. Je le savais parce qu’elle venait juste de s’arrêter à côté de la rivière. J’avais tellement envie de lui sourire, de lui faire un signe de salut et de lui demander ce qu’elle faisait ici. Mais je ne pouvais pas. Alors même si je stressais à la simple idée de lui parler, même si je me disais qu’il y avait de grosses chances pour qu’elle vienne me dire sa façon de penser à coup de poing, et je savais très bien qu’alors, je ne serais pas de taille face à elle, je ne bougeais pas. Parce que cette fois, il n’y avait qu’elle et moi. Pas d’insurgés, ni de pro-olympiens, et ce tête à tête était, finalement, une occasion inespérée de se parler. Voyant qu’elle venait dans ma direction, je détournais le regard. Je n’avais aucune envie de la voir passer devant moi comme si je n’existais pas, ni de l’énerver et de la pousser à bout au point où elle viendrait me casser la gueule. Bien sûr, si c’était ce qu’elle voulait, je n’avais pas l’intention de partir. Ne serait-ce que pour lui montrer que j’étais un peu moins faible qu’avant. Seulement, à ma surprise, elle ne fit que se mettre à mes côtés, s’adossant elle aussi à la barrière du pont. Un inconnu aurait pu croire que l’on était deux proches en train de se raconter leur vie. S’il avait fait un peu plus attention, il aurait quand même remarqué cette tension qui existait entre nous, et qui était inévitable. Regardant notre reflet à peine visible dans l’eau en dessous de nous, un sourire apparut sur mon visage. Un sourire plein de nostalgie à l’évocation de ce souvenir du passé. Une idée de cet idiot de Kaedan. Mais surtout, la première fois où j’ai été vraiment proche d’Annabeth, où j’ai eu l’impression d’être sa soeur et non une inconnue qui dormait dans le même dortoir qu’elle. Et aussi l’une des premières fois où j’ai été vraiment fière de pouvoir combattre un monstre. « Oh que oui… Heureusement que la colonie n’a pas entendue parler de nos talents de danseuse. Mais le moment mémorable, c’est quand il a accepté de fermer les yeux. Tu penses que si j’avais dit « Jacques à dit : fais la roue » il l’aurait fait ? » J’avoue que j’aurais bien aimer voir ça.

Je tournais alors la tête pour observer Annabeth. Parce que, comme je l’avais dit avant, je n’en avais pas eu l’occasion avant. Et pendant les combats, j’étais bien trop occupée à ne pas me faire tuer que je n’avais pas eu le temps de voir si ma grande soeur allait bien. d’autant plus que, même si cela c’était arrangeait, certains ont très mal pris mon changement de camps et que j’étais la cible idéale. Maintenant, il semblait que ça c’était arrangé, je n’étais plus qu’une insurgée comme les autres. « Heu… Est-ce que… est-ce que ça va ? J’avoue que ce n’est pas une question que j’ai pu te poser sur le champ de bataille… » Génial. Bien sûr Evanna, rappelle donc à Annabeth que vous étiez ennemies. Ca semble être un plan génial pour me faire empaler. D’un autre coté, je n’aurais peut-être plus l’occasion de me renseigner après, alors autant éviter de laisser passer sa chance. Mais cette question, j’aurais sûrement dû l’éviter. Alors je me dépêchais de changer de sujet. « Au fait, que fais-tu à San Francisco ? » Après tout, je connaissais les nouvelles règles de Zeus, étant donné qu’il nous déclarait clairement la guerre, je m’étais renseignée. Bon, la Californie était un territoire romain, mais Annabeth non plus n’était pas sensée être ici.

Toujours accoudée à la barrière du pont, le temps paraissait s’être arrêté. Annabeth et moi, ensemble, côté à côte, c’était une chose qui n’était pas arrivé depuis… une éternité. Mon changement de camp avait tout changé. Tout. Pourtant, j’avais l’espoir fou qu’une paix était toujours possible. Que chacun des camps pouvaient réussir à se tolérer ou, au moins, à s’ignorer. Tout ce que demandaient les Insurgés, en fait, c’était que les Dieux nous fichent la paix. Ce qui ne devait pas être très difficile étant donné qu’ils étaient tous pratiquement absent de notre vie. S’ils pouvaient déjà nous laisser en dehors de leurs histoires de familles… Mais il ne fallait pas demander aux Dieux de changer. Après tout, quand on était immortels et considérés comme de véritables êtres supérieurs, la remise en question n’était pas une de nos qualités.

_________________

Can to be absent-minded look like the madness?
A smile, a kind word, a stalk of carefreeness and a good dose of curiosity. Here is how I see my life at the moment. Discover always more thing, live finally! In spite of the fear, in spite of difficulty, I finally managed to be happy. A tiny, fragile happiness, but which warms the heart.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Nombre de messages : 2993
Localisation : Cachée
Points d'expériences : 762

Ma petite quête sur moi
Dieu/Déesse: Athéna
Niveau: 21
Les pouvoirs: Capacités cérébrales sur-développées / Bouclier physique * Apprentissage Instantané / Mimétisme attaque * Ostéokinésie / Ostéokinésie Avancée
Voir le profil de l'utilisateur




Annabeth Chase
The Greek Strategist * The Architect of Olympus
Jeu 28 Avr - 1:24
2 décembre 2015 - Je ne réponds pas à la question d’Evanna concernant le cyclope. Il n’y a vraiment qu’elle pour avoir des idées pareilles et il fut un temps, j’appréciais ce trait de caractère. Cela me prouvait à chaque fois que les enfants d’Athéna ne sont pas tous des coincés toujours sérieux. Et puis franchement, je n’en sais rien s’il aurait fait la roue. Il a bien réussi à nous piéger, il n’était pas si bête que ça. Il faut dire que nous n’étions pas bien futés à l’époque non plus… La prochaine question d’Evanna me donne l’impression qu’elle est plus hésitante, que son ton n’est plus aussi enjoué qu’avant et je l’observe un instant. Elle a l’air d’aller bien, en bonne santé et tout. Je ne m’attendais pas non plus à la voir souffrir de faim, elle n’est pas prisonnière des Insurgés, elle en fait partie. Ce souvenir me fait mordre l’intérieur de la joue alors que je détourne le regard, ce dernier étant devenu froid. Parce que, malheureusement, à chaque fois que je pense à la trahison d’Evanna, ma torture me revient en mémoire. Je ne peux m’empêcher d’associer les deux. « Je ne vais pas te mentir » je commence. J’ai toujours été franche et cela ne sert à rien de l’épargner, plus maintenant. « C’était dur. Pire que tout ce que j’avais vécu du temps de Cronos ou bien durant mon enfance. Je n’avais jamais été brisée à ce point. » Mon regard emprisonne le sien. « Ce que cet enfoiré de fils de Pluton m’a fait, je ne souhaite à personne de le vivre. Je ne te combattrai pas, même si j’ai toujours eu du mal à vraiment accepter les liens de sang, préférant ceux fait sur les champs de bataille, tu restes ma sœur. Nous avons passé des moments agréables et je te considérais comme faisant partie de ma famille. Je ne te combattrai pas, mais ce n’est pas pour autant que je vais épargner tes sentiments. » Elle n’est plus une gamine que je pourrais protéger, plus comme avant. Je quitte ma position accoudée contre la rambarde du pont peinte en rouge et fait face à Eva en relevant le menton.

« Je ne sais jusqu’où tu connais les détails, mais Tyler m’a brisée. Personne n’a jamais réussi à le faire avant, pas même Atlas, Cronos, Luke ou Gaïa. Il m’a arraché des parties de mon corps, m’a brisé les os en mille morceaux, m’a électrocutée et humiliée. Puis après un mois de ça, il m’a abandonné dans une rue de New York, nue, souillée et mourante. Si ce n’est pour l’équipe de soigneurs qui m’a trouvée, je ne serai pas en train de te parler à l’heure actuelle. Et comme si ce n’était pas suffisamment, j’ai mis des mois à m’en remettre. D’abord physiquement et tu sais à quel point je ne supporte pas les fauteuils roulants, puis mentalement et là le processus fut bien plus long. Je ne suis même pas sûre d’être entièrement guérie d’ailleurs, le nectar et l’ambroisie ne peuvent pas faire de miracles. » Mon ton est resté le même tout le long de mon discours, pas forcément intimidant, mais glacial et honnête. Je m’accoude ensuite de nouveau contre la rambarde, soupirant de frustration contre moi-même alors que je baisse la tête. « Maintenant oui, je vais bien. Mais j’ai changé. Comme toi tu as changé aussi. » Je prononce cette phrase en laissant mon regard divaguer sur la rivière coulant sous nos pieds et qui n’arrive pas le moins du monde à m’apaiser. « Écoute, mon but ce n’est pas de t’attrister ou de te faire culpabiliser, je pense que tu le fais déjà toute seule sans mon intervention. Mais maintenant tu sais exactement de quoi l’un des vôtres est capable. Et si j’étais toi, je resterais loin de ce psychopathe. J’ai survécue, mais tout le monde ne l’aurai pas fait à ma place… »

Je prends ensuite une profonde inspiration et laisse quelques secondes de silence planer avant de répondre à sa question suivante, plus hâtive. « Mon père habite toujours à San Francisco. Et je ne l’ai pas vu depuis la libération des camps, ce qui fait un moment. » Avec tout autre Insurgé, je ne me serai pas permise de révéler cette information, au risque que quelqu’un s’en prenne à mon parent mortel. Mais Evanna ne tomberais pas aussi bas, du moins je l’espère.

code by sixty


_________________

I never knew I could feel like this Like I've never seen the sky before Want to vanish inside your kiss Every day I love you more and more Listen to my heart Can you hear it sing ? Come back to me and forgive everything Seasons may change Winter to spring But I'll love you 'til the end of time Come what may Come what may I will love until my duying day
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Nombre de messages : 1782
Points d'expériences : 14619

Ma petite quête sur moi
Dieu/Déesse: Athéna
Niveau: 20
Les pouvoirs: omnilinguie et détection des points faibles des adversaires et téléportation / évolutions : tour de Babel et bouclier physique
Voir le profil de l'utilisateur




Evanna C. Rose
dreamy reader φ chef de la 3ème brigade
Sam 30 Avr - 23:15
Le plus dur dans tout ça, dans cette rencontre entre Annabeth et moi, c’était que, finalement, je ne savais pas du tout sur quel pied danser avec elle. Après tout, on avait été assez proche, mais il était impossible de faire comme si tout était comme avant. A un moment ou à un autre, on était obligée de se rappeler que l’on avait pris des chemins différents, et que c’était en grande partie de ma faute. Je le savais, je n’aurais jamais du venir voir Anna’ ce jour là. Mais évidemment, j’avais eu la merveilleuse idée d’aller lui expliquer mes raisons en face. Raisons que bien peu parmi les pro-olympiens comprenaient. Est-ce que si je n’étais pas aller la voir ce jour là, les choses seraient différentes entre nous ? Sans doute seraient-elles moins tendues, mais on serait toujours dans deux camps opposés. « Je ne vais pas te mentir ». Je levais la tête vers elle, attendant la suite, attentive aux prochaines paroles. Parce que je ne demandais que la vérité. Alors, je l’écoutais jusqu’au bout, mes yeux rivés dans les siens, tandis que mon attention était au plus haut point. Je l’observais pendant qu’elle me racontait ce qu’elle avait vécu. Comment avait-elle pu être aussi brisée et paraître… aussi forte ? Comment en avoir supporté autant avant de parler ? Parce que oui, je ne voyais pas comment on pouvait souffrir autant que ce qu’elle me disait, en sachant que pour que la douleur cesse, il suffisait de parler. Il fallait avoir un mental d’acier. Lorsqu’elle en est venu aux détails, je luttais pour ne pas détourner le regard. Je ne voulais pas détourner le regard, parce que je n’en avais pas vraiment le droit. Après tout, c’était moi qui avait posé la question. Alors j’écoutais, essayant d’imaginer ce qu’elle avait dû endurer. Mais je ne pouvais que l’endurer. Parce que je n’avais jamais été électrocutée de ma vie, ni démembrer, ni rien de tout ça. J’avais déjà du mal à endurer les coups puissants, je ne m’imaginais même pas tenir plus de quelques minutes. Je regardais donc Annabeth droit dans les yeux, attristée et surtout coupable face à ses paroles. Mais je ne pleurais pas, en parti parce que si elle était d’une froideur désarmante. Comment pouvait-elle rester aussi froide ? Même si elle me disait qu’elle avait mis une année entière à s’en remettre, je ne comprenais pas comment elle pouvait me regarder droit dans les yeux, me décrire ses blessures avec un tel calme. Je devais bien avouer que je n’avais strictement rien à dire, parce que là, ma soeur me donnait encore une fois une grande leçon de force. Et surtout, elle avait raison sur toute la ligne : on avait changé. « Je… je ne sais pas quoi dire, parce qu’il n’y a pas de mot pour expliquer ce que je ressens… Mais je n’ai jamais voulu que tu endure tout ça et… et je dois dire que j’admire ta force, je crois même que je l’envi un peu. Et oui, je m’en veut, parce que… c’est dure de mettre des mots sur mes émotions, mais je me dis que je n’aurais jamais du venir te voir cette fois-ci, je savais que je ne pourrais pas te délivrer, que je n’étais pas assez forte pour ça… Alors oui, je culpabilise, mais je t’assure que je préfère avoir une discussion franche avec toi, plutôt que de remuer sans cesse mes pensées, à me demander ce que tu penses, ce qui ce serait passé, si j’avais fait un autre choix, si tu m’en voulais, enfin toutes ces choses. » Moi aussi, je l’avais regardé dans les yeux, ne fuyant pas, pour une fois. Parce que ça m’enlevait un poids de pouvoir parler de tout ça avec Annabeth, de mettre les points sur les « i » et d’avoir tout simplement une discussion franche.

Je ne pu réprimer un rire amer lorsqu’elle me conseilla de me tenir éloigner de Tyler. Je savais déjà que c’était un type avec lequel il valait mieux éviter de traîner. Je ne le voyais pratiquement que dans le cadre de l’état major, et nos contact en restaient là. « Je suis la lâche de la famille, tu te rappelle ? Tyler est bien trop flippant pour que je passe plus de temps que nécessaire avec lui… Mais tous les insurgés ne sont pas comme lui, de même que tous les pro-olympiens ne sont pas des anges… Et je t’assure que je ne suis pas du tout pour la violence qui règne entre les camps. Parce qu’un jour, il y aura tant de ressentiment entre les différents camps qu’aucun retour en arrière ne sera possible… » Et je devais bien avouer que je ne voyais pas trop l’intérêt d’une guerre sans interruption. Ce qu’il fallait, c’était faire en sorte que nos idées soient reconnues et acceptées, et donc que l’on finissent, par un moyen ou par un autre, à un terrain d’entente. Ce qui serait totalement impossible si chacun des camps ne pensait qu’à se venger.

Je laissais Annabeth souffler, en partie parce que je n’avait rien d’autre à dire. Qu’est-ce que j’aurais pu ajouter ? Que j’étais désolée ? Je l’étais, je l’étais tellement, mais ce mot « désolé » était trop faible pour expliquer ce que je ressentais vraiment. Je ne pouvais pas dire « désolé de ta torture » comme l’on dirait « je suis désolé de t’avoir bousculé ». C’était complètement… absurde. Alors je ne disais rien, jusqu’à ce qu’elle réponde à ma question au sujet de sa présence à San Francsico. Ainsi, son père aussi habitait dans cette ville. Je le savais, mais j’avais oublié ce détail. Et je devais avouer que je ne pu retenir un rire, assez amer et ironique. « Je… Je suis désolée, mais je ne peux m’empêcher de trouver ça comique que nos parents habitent dans la même ville… Je sais, c’est idiot, mais… mais je ne sais même pas en fait… » Je trouvais ça logique d’avouer à Annabeth que mon père aussi habitait à San Francisco, un peu comme le signe qu’elle pouvait me faire confiance pour laisser son père tranquille. Redevenant sérieuse, j’hochais la tête. « Je comprend, je n’ai revu le mien qu’une fois que je suis arrivée chez les insurgés, et j’avoue que ça m’a fait un bien fou de le revoir… même s’il a mis du temps a accepter mon choix. J’espère vraiment que tu pourras voir le tiens plus souvent… » Après tout, on avait assez de mal avec notre famille divine, il valait mieux profiter autant que possible de notre famille humaine.

_________________

Can to be absent-minded look like the madness?
A smile, a kind word, a stalk of carefreeness and a good dose of curiosity. Here is how I see my life at the moment. Discover always more thing, live finally! In spite of the fear, in spite of difficulty, I finally managed to be happy. A tiny, fragile happiness, but which warms the heart.
Revenir en haut Aller en bas





Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
I.03.2 - Meeting in bends of a path
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Meeting with the infinity [TERMINE]
» Meeting with the infinity
» Meeting Macron à Lyon
» October Surprise? McCain secret meeting with Pinochet
» Haiti Tops Agenda at North American Foreign Ministers' Meeting

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Percy Jackson RPG :: San Francisco-
Sauter vers: